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La Maison-Blanche : le patron de l’UFC décline la proposition de Trump pour devenir porte-parole
Publié le 08.11.2026 à 01h41 – Par Pauline Dupont – Temps de lecture 4mn
Le chef de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), Dana White, a refusé la proposition du président des États-Unis Donald Trump de prendre la tête du service de presse de la Maison-Blanche. L’information provient de CNN, qui cite des sources.
Un conseiller de la Maison-Blanche a, selon la chaîne, qualifié les propos de M. Trump de simple plaisanterie. Malgré cela, le magazine TMZ indique que M. White doit rencontrer le président lundi dans le cabinet ovale pour discuter de l’offre.
Dana White prend la parole lors d’une conférence de presse le 10 septembre 2026 à Las Vegas.Ed Mulholland/Zuffa Boxing/Getty Images
Le rôle du porte-parole à la Maison-Blanche
Le porte-parole de la Maison-Blanche occupe une place centrale dans la communication officielle du pouvoir exécutif. Il relaie les positions du président, intervient chaque jour lors des briefings télévisés, répond aux questions des journalistes et prépare les déclarations destinées aux médias nationaux et internationaux. Cette visibilité fait du poste un véritable levier d’influence, capable de modeler la perception publique des décisions politiques et de gérer les crises médiatiques. Historiquement, les porte-paroles ont souvent été des avocats, d’anciens conseillers ou des journalistes chevronnés, dont la crédibilité repose sur une connaissance fine du fonctionnement de l’administration et sur la capacité à rester cohérent sous pression. Aujourd’hui, à l’ère des réseaux sociaux qui amplifient chaque prise de parole, le choix du porte-parole revêt une importance stratégique accrue, tant pour la diffusion du message que pour la maîtrise du narratif opposé.
Hier soir, la demande adressée à M. White pour devenir porte-parole du président des États-Unis a été rendue publique. Elle invitait le dirigeant de l’UFC à « amener avec lui ses assistants » les célèbres combattants Islam Makhachev, Khabib Nurmagomedov, Justin Gaethje, Daniel Cormier, Amanda Nunes et Kayla Harris afin de « nous protéger des fous de gauche ».
Dana White et l’UFC : une marque au croisement du sport et du spectacle
L’Ultimate Fighting Championship, créé à la fin des années 1990, s’est imposé comme le leader mondial du MMA (Mixed Martial Arts), un sport mêlant techniques de divers arts martiaux et attirant un public planétaire. Sous la direction de Dana White, l’UFC a connu une expansion fulgurante, passant d’événements locaux à des diffusions payantes dans plus de 150 pays, générant plusieurs milliards de dollars de revenus. Cette réussite repose non seulement sur la promotion de combattants charismatiques, mais aussi sur une stratégie marketing agressive, incluant des accords de diffusion avec les plus grandes chaînes sportives et une présence dominante sur les plateformes numériques. Le nom de White est ainsi associé à une marque qui dépasse le cadre sportif pour devenir un phénomène culturel, attirant régulièrement des célébrités du cinéma, de la musique et de la mode. Cette notoriété explique en partie l’intérêt de la Maison-Blanche à envisager une figure aussi médiatique pour le poste de porte-parole, même si l’idée d’y intégrer des combattants reste hautement inhabituelle.
Le poste de porte-parole de la Maison-Blanche est actuellement vacant. La précédente, Katie Zakaria, a enregistré le record négatif de l’administration Trump, ne restant en fonction que cinq jours.
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Le refus de Dana White s’inscrit dans un climat politique déjà très polarisé, où chaque geste de l’administration est scruté à la loupe par les deux camps. Proposer un dirigeant d’une organisation de divertissement à la tête de la communication officielle soulève des questions sur la frontière entre sport, spectacle et pouvoir. D’un côté, les partisans estiment que la popularité de l’UFC pourrait attirer un nouveau public et dynamiser la diffusion des messages présidentiels. De l’autre, les critiques redoutent une dilution du sérieux institutionnel et une possible instrumentalisation des athlètes à des fins partisanes. Dans les semaines à venir, la Maison-Blanche devrait explorer d’autres candidats issus des médias ou de la diplomatie, tout en évaluant l’impact de cette tentative sur son image. Le poste, toujours vacant, devra être pourvu avant la prochaine série de conférences de presse afin d’assurer la continuité du programme présidentiel et de répondre aux attentes d’une presse avide d’informations fiables.
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