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Au cours des derniers mois, les services d’urgence dans le Nord-Ouest de l’Ontario ont été saturés par une hausse des admissions et un manque criant de ressources.
Des établissements comme le Centre de santé Meno Ya Win, à Sioux Lookout, ont d'ailleurs prévenu le public que les délais d'attente atteignent des sommets.
Selon son PDG, Dean Osmond, les patients admis via les urgences doivent patienter en moyenne 38 heures avant d'obtenir un lit d'hospitalisation.
Notre service d’urgence fait face à un afflux croissant de patients. Faute de places en unité d’hospitalisation, ces derniers doivent séjourner longuement aux urgences, explique M. Osmond.
Cela réduit considérablement l’espace et la disponibilité du personnel pour les cas critiques.
Bien que l’établissement ne dispose actuellement que de 21 lits de soins de longue durée, les gouvernements successifs de Kathleen Wynne et de Doug Ford avaient promis l’ajout de 76 lits supplémentaires.
Selon M. Osmond, le délai d’attente pour une place s’élève à sept ans, forçant les aînés à occuper des lits de soins aigus à Meno Ya Win.
Malgré cette saturation, il précise que le centre de santé a été épargné par la forte hausse des maladies respiratoires qui frappe les autres hôpitaux de la région.
Une saison de grippe atypique
L’Hôpital du district du lac des Bois, à Kenora, figure parmi les établissements de la région les plus touchés par la hausse des maladies respiratoires.
Sa présidente-directrice générale, Cheryl O’Flaherty, rapporte une augmentation de 11 % des visites aux urgences en novembre et décembre dernier comparativement à 2024.
Toutefois, ces chiffres grimpent en flèche lorsqu'on cible spécifiquement les pathologies respiratoires.
Nous avons accueilli plus de deux fois plus de patients pédiatriques pour des problèmes respiratoires, et le volume d'adultes a bondi de 71 %, fait savoir Mme O’Flaherty.

L'Hôpital du district du lac des Bois, qui dessert la ville de Kenora, dans le Nord-Ouest de l'Ontario près du Manitoba.
Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance
Elle précise que si la plupart des patients obtenaient un lit en quelques heures, certains ont dû attendre plusieurs jours, une situation inhabituelle pour cet établissement.
Par ailleurs, des pénuries de personnel liées aux maladies respiratoires ont aggravé la gestion hospitalière durant cette période.
Fin décembre, l'hôpital a également annoncé sur les réseaux sociaux une éclosion de COVID-19 dans au moins une de ses unités.
Plus de lits, plus de personnel
Indépendamment de l’affluence, l’Hôpital du district du lac des Bois et le Centre de santé Meno Ya Win s’engagent à ne refuser aucun patient aux urgences.
À Kenora, ce service constitue l'unique recours pour les soins non primaires, la ville étant dépourvue de clinique sans rendez-vous.
La situation est similaire à Sioux Lookout : selon M. Osmond, l'absence de cliniques ouvertes 24 heures sur 24 accentue la pression.
Pour y faire face, l’établissement Meno Ya Win a installé 10 lits supplémentaires dans des locaux non cliniques.
Le centre de santé a récemment soumis une proposition à la province pour l’ajout de 96 lits de soins de longue durée.
M. Osmond est convaincu que cet ajout libérera des lits pour les soins de courte durée.
Quant à l’hôpital du district du lac des Bois, Mme O’Flaherty affirme que les effectifs sont suffisants en cette fin de période des Fêtes, grâce notamment à la réaffectation de personnel provenant d'autres services.
Avec les informations de Liam Baker de CBC


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