Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Ungava, une circonscription « entêtée » pour continuer de rayonner

1 month_ago 51

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le ciel est radieux et l’automne qui s’installe semble avoir permis à l’été de s’étirer encore un peu dans le temps, alors qu’il fait plus de 20 degrés à Matagami, l’une des portes d’entrée de la Jamésie. Les affiches et les macarons orange à l’effigie de Les Entêtés de la Baie-James sont de plus en plus visibles.

On est où pour les candidats et les partis qui veulent se présenter pour gérer le Québec?, lance d’entrée de jeu René Dubé, maire de Matagami, l’une des principales communautés jamésiennes avec Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon et Radisson.

L’Ungava, c’est 50 % du territoire québécois. Les richesses, les mines de lithium, sont dans le Nord-du-Québec. L’hydroélectricité est là, la forêt aussi. Puis on n’entend pas parler de ce qu’ils vont faire avec les régions, poursuit-il.

Un pont sur la rivière Bell.

Matagami, dans la circonscription d'Ungava, compte 1400 habitants. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

C’est à la Place des Pionniers, un parc en plein cœur de Matagami, que l’on rencontre le capitaine qui dirige les destinées de la Ville depuis plus de 20 ans à travers vents et marées. Tout ce qu’il demande, c’est d’adapter les politiques gouvernementales aux réalités de sa communauté, qui compte aujourd’hui 1400 habitants.

L’immigration est le plus bel exemple. Les travailleurs étrangers, c’est des gens qui viennent habiter une région, qui occupent le territoire, qui restent en région et qui emmènent leur famille. C’est de ça qu’on a besoin. Arrêtez de voir ça comme un fardeau. C’est un actif pour le Québec.

Les jeunes sont dans les écoles. Ils jouent au soccer. Et tout le monde parle français. Les parents sont contents d’être ici. Ils ont accès à un loyer, à une bonne job, à de bons salaires, à de bonnes conditions. Ce sont des parties prenantes de notre milieu, insiste M. Dubé, qui déplore que certains partis veulent réduire l’immigration et le nombre de travailleurs étrangers.

Selon lui, il faut aussi que les politiques gouvernementales tiennent davantage compte des coûts qui sont plus élevés dans le Nord-du-Québec.

Attirer les gens

Hélène Morin et Judy Boissonneault regardent l'écran d'un ordinateur dans les locaux de l'Hôtel Matag.

Hélène Morin, agente d'accueil, et Judy Boissonneault, directrice générale et copropriétaire de l'Hôtel Matag, qui a ouvert ses portes il y a un peu plus d'un an à Matagami.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Né des cendres de l’ancien Hôtel Matagami, l’Hôtel Matag est situé à l’entrée de Matagami. Il s’agit d’une aile qui a été sauvée par les pompiers lors de l’incendie de janvier 2022. Elle a été entièrement rénovée, avec l’ajout d’espaces communs. C’est le projet de Judy Boissonneault et de ses partenaires qui s’est enfin concrétisé en août 2025.

Après un premier saut à Radisson il y a 20 ans, elle y est retournée il y a 7 ans. Puis, elle est à Matagami depuis maintenant un peu plus d’un an. L’enjeu, selon elle, c’est d’attirer plus de gens pour qu’ils s’installent eux aussi dans la région.

On parle d’habitation, d’accès au logement. On parle de différents services de proximité. C’est ce qui fait aussi qu’en tant qu’entrepreneurs, on a accès à de la main-d’œuvre. C’est ce qui fait qu’on développe des services. Pour moi, c’est vraiment d’attirer les gens qui est important. Les petites entreprises comme nous, elles ne peuvent pas offrir du fly in fly out. Ça n’a pas de sens, fait-elle valoir.

Judy Boissonneault à son bureau.

Judy Boissonneault apprécie le monde de possibilités qu'offrent la Jamésie et les communautés comme Radisson et Matagami, qu'elle a habité dans les dernières années.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Et même si elle le pouvait, Judy Boissonneault préfère avoir des employés établis à Matagami, qui vivent dans la communauté. Elle croit que de bonifier le crédit d’impôt en région éloignée serait une partie de la solution.

Je ne peux pas comprendre qu’il y a 20 ans, j’avais le même crédit d’impôt que maintenant. Et c’est moins ici à Matagami qu’à Radisson. Ce n’est même plus dans mes arguments pour recruter des gens.

Je ne sais pas par où commencer, et j’ai l’impression que personne ne le sait, mais je pense qu’à un moment donné, essayer d’attirer fiscalement, c’est quand même intéressant, croit-elle.

Judy Boissonneault y voit une façon de compenser pour tout ce que ça coûte de plus pour vivre dans le nord, comme la perte d’une journée de salaire pour aller chercher des services à Amos.

L’enjeu de la main-d’œuvre

L’épicerie locale sous la bannière des Marchés Tradition est le seul marché d’alimentation dans un rayon de 180 kilomètres. Elle dessert les résidents de Matagami, mais aussi les gens des communautés cries plus au nord ainsi que tous les chasseurs et pêcheurs de passage. Une trentaine d’employés y travaillent. Mais l’enjeu de la main-d’œuvre demeure bien présent.

Marlène Landry est entourée de pommes dans une épicerie.

Marlène Landry est fière de l'épicerie qu'elle dirige à Matagami, qu'elle qualifie d'épicerie de quartier, « où nous connaissons tous nos gens et les appelons par leur prénom ».

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le manque de main-d’œuvre dans une petite région comme la nôtre est quand même assez flagrant. Nous sommes chanceux, malgré tout, nous avons quand même beaucoup d’employés. Sauf que les enjeux sont là, souligne la directrice générale et copropriétaire, Marlène Landry.

Impossible de rivaliser avec les salaires des mines ou de la scierie de Chantiers Chibougamau, et personne ne va quitter une autre région pour aller travailler dans une épicerie à Matagami. Les nouveaux arrivants, qu’ils soient issus de l’immigration ou qu’ils proviennent d’une autre région du Québec, jouent donc un rôle important.

Souvent, les conjoints travaillent, et leurs conjointes viennent travailler avec nous pour sortir de la maison, briser l’isolement. C’est important.

Les entreprises locales et leurs employés doivent aussi composer avec d’autres réalités, comme la distance pour obtenir certains services. Si quelqu’un a un rendez-vous à Amos, il doit prendre une journée de congé. C’est aussi des pertes de sous pour eux, précise-t-elle.

L’accès au logement et aux services de garde est aussi un enjeu quand vient le temps de recruter et de retenir de la main-d’œuvre.

Les garderies, ce n’est déjà pas facile, ça prend des horaires qui coïncident avec les heures de garderie aussi. On doit jongler avec les horaires. C’est un enjeu majeur. Nous n’avons pas beaucoup de places en garderie, il y a beaucoup de personnes sur la liste d’attente, explique Marlène Landry.

Les services de garde débordent

Au CPE Des P’tits Maringouins, la liste d’attente comporte 18 enfants, alors que les 29 places en installation et les 9 places disponibles en milieu familial sont toutes occupées.

Établie depuis trois mois, Sabine Dasemé est chargée de projet pour l’Agora Boréale, une association interculturelle de Lebel-sur-Quévillon qui déploie ses services à Matagami. Elle est séparée de sa fille de deux ans, qui a dû rester à Montréal, faute de places disponibles.

Souriante, Sabine Dasemé est assise sur un banc dans un parc.

Sabine Dasemé aimerait bien que sa fille puisse venir la rejoindre à Matagami, dès qu'elle pourra trouver une place en garderie

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

J’aimerais que ma famille vienne me rejoindre ici, mais on est en attente d’une place de garderie. J’ai inscrit ma fille depuis le mois de février 2026. Malheureusement, on doit attendre encore. Et ça, c'est un des enjeux que beaucoup de personnes ont avec leur enfant. Ils doivent rester à la maison, donc il n’y a qu’une personne sur deux qui peut travailler, déplore-t-elle.

Il reste six places au permis du bureau coordonnateur du CPE Des P’tits Maringouins, mais il manque de responsables de services de garde éducatifs en milieu familial pour les ouvrir.

Cet article est le premier de deux sur les enjeux dans la circonscription d’Ungava. Le territoire représente plus de la moitié de la superficie du Québec, mais la population se trouve bien loin des décideurs qui ont un impact sur leur vie quotidienne.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway