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La qualité de l’air varie considérablement ces temps-ci en raison de la fumée qui émane des feux de forêt dans le Nord-du-Québec, en Ontario et dans les provinces nordiques. Une spécialiste lance un appel à la vigilance et mentionne aux citoyens qu’il faut prendre la situation au sérieux.
Quand c’est une situation qui perdure, on dirait qu’on est dans le déni, indique la professeure au département des sciences fondamentales de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Catherine Laprise.

Catherine Laprise est professeure en génétique à l'UQAC.
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson
Elle recommande notamment de ne pas faire d'activités physiques à l'extérieur lorsque l'indice de qualité de l'air est mauvais.
C’est vraiment un problème important à tenir en considération pour prévenir et pour bâtir notre santé durable. On doit vraiment s’en préoccuper.
Elle indique que cette simple mesure est facile à respecter puisque les conditions atmosphériques changent rapidement. Les vents, la température et l’humidité jouent un rôle important. En quelques heures, un ciel enfumé peut changer du tout au tout. Il vaut mieux déplacer le moment où on prévoyait faire une activité sportive à l’extérieur lorsque les conditions seront propices. Elle rappelle que la situation ne doit pas être prise à la légère, puisque les particules rejetées dans l’air par les feux de forêt sont très nocives.
Une partie [des particules], malheureusement, va causer des dommages aux alvéoles. Elles vont passer dans le sang et peuvent causer des dommages ailleurs au niveau du cerveau, du cœur et d’autres organes. C’est aussi lié au développement du cancer. C’est vraiment une condition environnementale importante qui cause des dangers pour notre santé, indique la spécialiste.

Certains jours, le soleil est voilé au-dessus de la région en raison de la fumée, comme ici au Lac-Saint-Jean.
Photo : Radio-Canada / Chantale Desbiens
Catherine Laprise précise qu’un adulte au repos respire en moyenne 16 fois par minute, ce qui lui procure six litres d’air. S’il fait de la course à pied, cette quantité peut aller jusqu’à 150 litres. Si la qualité de l’air est mauvaise, les particules nocives seront beaucoup plus nombreuses à entrer dans l’organisme.
Il vaut mieux prévenir que guérir si on veut garder une bonne santé respiratoire.
L’indice de qualité de l’air au Québec peut être suivi en direct par l’entremise du site web gouvernemental (nouvelle fenêtre) qui y est consacré.


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