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Une solution a été développée pour améliorer la qualité des lacs, grâce à une technologie qui permet de retirer le phosphate de l’eau qui, lui, contribue à la prolifération des algues bleu-vert.
On a développé une résine. C’est en fait des petites billes qui vont absorber le phosphate sélectivement à la surface. On peut le voir, un petit peu, comme une éponge. Les phosphates vont coller à la surface de cette éponge, explique celle qui a mis au point la technologie, Céline Vaneeckhaute, professeure titulaire au département de génie chimique de l’Université Laval (UL), au micro de Vivement le retour.
Quand la résine est saturée, une solution d’eau légèrement basique est utilisée pour enlever les phosphates qui s’y sont accumulés.
« Ces phosphates-là, on peut les capter et [les] réutiliser. Puis, la résine, elle, peut continuer à faire son travail. »La spécialiste souligne que la résine n’est pas simplement jetée à l’eau, mais qu’une approche avec des installations en colonnes est privilégiée pour faire les tests.
En fait, on insère la résine dans une colonne, on pompe l’eau du lac, l’eau passe à travers, indique-t-elle.
L’experte mentionne que cette technologie a d’abord été utilisée en laboratoire avant que des essais soient réalisés dans un plan d’eau, comme ceux qui ont cours dans le lac Saint-Augustin, dans la région de Québec.
Présentement, Céline Vaneeckhaute et son équipe font des tests spécifiques pour évaluer la quantité de résine nécessaire pour des opérations à grande échelle.
Le lac Saint-Augustin, présentement, sert comme un site de démonstration, mais au Québec, on a beaucoup de lacs qui sont dans un une situation semblable. Ça serait assez facilement transférable à d’autres lacs aussi cette solution-là, détaille la professeure.
À plus long terme, Céline Vaneeckhaute envisage de faire des îlots flottants sur les lacs. Ceux-ci seraient garnis de plantes, qui ont la possibilité des capter les phosphates, et de la résine développée à cet effet.
On aurait une double action. On aurait la résine et les plantes. Ça serait plus une solution qu’on mettrait dans le lac en continu, en permanence, précise-t-elle.
Selon la spécialiste, la technologie qu’elle a développée est une solution intéressante, mais il demeure avant tout prioritaire d’éviter que de nouvelles sources de phosphates entrent dans les lacs.


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