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La saison de motoneige tire à sa fin en Abitibi-Témiscamingue. La pluie et le redoux annoncés dans les prochains jours pourraient bien mettre un terme à une saison jugée exceptionnelle.
Les clubs de Malartic et des Voyageurs sur neige de Témiscaming ont déjà cessé leurs activités au cours des derniers jours. D’autres clubs, comme celui de Val-d’Or, ont choisi de ranger leurs surfaceuses pour préserver l’état actuel de leurs sentiers.
C'est un risque d'y aller avec nos surfaceuses et de s'enliser, donc de briser la glace, puis que, là, ce ne soit plus praticable pour les motoneigistes. La semaine prochaine, ils annoncent des 8 et des 9 [degrés], alors on n'aura plus de motoneigistes dans les sentiers. Donc, pour les quelques jours qui restaient, on a décidé de ne pas prendre de risque, explique Claude Arsenault, président du Club Motoneige Val-d’Or.

Daniel Audy, président du Club motoneigiste de Rouyn-Noranda, a régulièrement informé les amateurs sur les conditions des sentiers et sur les travaux faits par les bénévoles. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Emily Blais
Le Club Motoneigistes de Rouyn-Noranda a peut-être aussi sorti ses surfaceuses pour la dernière fois mardi, pour surfacer le sentier vers Rollet et ainsi assurer le relais avec le Témiscamingue.
Il faut arrêter le surfaçage quand il fait en haut de zéro. La neige s’accumule en boules dans les grattes en arrière, et ça fait de la glace. Puis, quand il fait zéro, les sentiers se maganent beaucoup plus. Et si, en plus, il se met à mouiller, les criques vont déborder et là, ça n’ira pas bien, affirme le président Daniel Audy.
Selon moi, c’est la dernière semaine pour le surfaçage, reconnaît pour sa part Pierre Bouffard, président du Club motoneige du Témiscamingue, qui entretient les sentiers de Laniel à Rollet.
Encore de belles journées
Pour l’administrateur régional et vice-président de la Fédération des clubs motoneigistes du Québec (FCMQ), Mario Poirier, il reste encore quelques belles journées pour les mordus.

L'administrateur régional et vice-président à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Mario Poirier, a régulièrement fait appel à la prudence. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin
Les clubs y vont vraiment au jour le jour. Jeudi, ils annoncent de la pluie, mais ça n’a pas l’air d’être de grosses précipitations. Quand c’est juste une pluie fine et qu’après ça, ça redescend en bas de zéro, je considère que, techniquement, on va pouvoir circuler facilement jusqu’au milieu, peut-être à la fin de la semaine prochaine, avance-t-il.
Il y a dimanche, qu'ils annoncent pas mal de pluie. Ça a le temps de changer, mais là, on est [à la merci] de dame Nature.
C’est comme du ski de printemps, ça va être une belle fin de saison, croit même Claude Arsenault. Mais les conditions printanières exigent une plus grande prudence des motoneigistes.

Les panneaux indiquent la direction des différentes villes de la région à partir des sentiers de motoneige. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Emily Blais
Il faut être prudent, évidemment. C’est des conditions de fin de saison. Il faut toujours être très prudent et c’est toujours une bonne chose d’aller sur le site de la FCMQ ou sur l’application iMotoneige pour vérifier l’état des sentiers. Avec la carte interactive, on a une bonne idée de ce qui est ouvert et fermé. Il y a aussi un onglet “Surfaçage” qui permet de voir si les clubs sont passés ou pas, insiste Mario Poirier.
Comme l'indique présentement la carte interactive, certains sentiers sont d'ailleurs déjà fermés à différents endroits dans la région.
Présentement, c’est beau. Les sentiers sont en conditions de printemps. Il peut y avoir de l’eau à certains endroits, mais on a de la neige en masse pour circuler. La voie ferrée est superbe. Pour aller à Rouyn-Noranda, c’est correct aussi. Mais il faut être prudent. C’est de la motoneige de printemps. Il peut y avoir une roche sur le dessus d’une côte, un petit courant d’eau ou du gravier. Il faut adapter sa conduite, souligne Pierre Bouffard.
Un bilan positif
Ce dernier dresse un bilan positif de la saison qui s’achève. C'est une très bonne saison. Les deux dernières étaient plutôt courtes, mais là, les gens ont pu en profiter, note M. Bouffard.
Claude Arsenault fait la même lecture. Ça a été vraiment une belle saison, avec beaucoup de neige et assez froide aussi, alors on avait des sentiers durs, très solides, et les cours d’eau étaient parfaits. On a aussi eu une saison de plusieurs semaines. Il y a eu des saisons de six semaines tandis que là, on a vraiment eu un bon trois mois de vraie motoneige avec des sentiers parfaits, indique-t-il.
D’ailleurs, il rapporte un nouveau record d’heures de surfaçage pour son club, avec 2600 heures cet hiver. L’an dernier, ses opérateurs avaient accumulé 2300 heures. Il y a deux ans, lors de la courte saison de six semaines, les surfaceuses ont seulement roulé 1400 heures.


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