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La prestation de services demeurera inchangée au bureau de circonscription de l’élu maintenant indépendant François Tremblay, assure le directeur du bureau.
Le député de Dubuc a annoncé vendredi en fin de journée qu’il se retirait du caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ) le temps des procédures judiciaires reliées à son arrestation pour conduites avec les facultés affaiblies par l'alcool.
François Tremblay a été arrêté jeudi dernier alors qu'il conduisait avec près du double de la limite d’alcool permise dans le sang.
Le député a décliné, une fois de plus, notre demande d’entrevue. Son équipe ajoute qu’aucune déclaration écrire ne sera faite pour l'instant.
Un service maintenu, selon son équipe
Le directeur de son bureau de circonscription, Marc Grandbois, assure que cette transition n'aura aucun impact pour les citoyens.
Le service 5 étoiles demeurera, comme ç’a toujours été le cas.
Le politologue, Pierre Turcotte, confirme que techniquement, ça ne devrait rien changer, que le travail continuera de se faire normalement.
Toutefois, il souligne que l’écoute obtenue par le député exclus du gouvernement au pouvoir sera forcément moins grande pour, par exemple, une demande de subventions pour une infrastructure.
Probablement que les canaux de communication seront plus difficiles, mais le travail peut se faire quand même, précise-t-il. Ce n’est pas vrai qu’on va te donner un million pour un projet.

En quittant momentanément le caucus de la CAQ, François Tremblay a aussi quitté ses fonctions de membre de la Commission des finances publiques et n’est plus adjoint parlementaire du ministre responsable des Infrastructures. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
M. Turcotte fait remarquer que c’est l’engagement et le leadership de François Tremblay qui feront la différence dans la fin de son mandat.
En fin de régime comme ça, avec des élections dans moins d’un an, c’est difficile de changer. Dans peu de temps, on se mettra en mode électoral. Il n’y aura plus beaucoup de prise pour M. Tremblay sauf s’il veut se présenter comme indépendant, pour un autre parti ou s’il est réintégré par la CAQ, observe M. Turcotte.
Déjà lundi matin, toutes les informations concernant François Tremblay avaient été modifiées sur le site de l'Assemblée nationale. On y lit que ses fonctions de membre de la Commission des finances publiques et d’adjoint parlementaire du ministre responsable des Infrastructures se sont terminées le 9 janvier 2026.
Le bureau du whip en chef confirme que son intervention dans le dossier de François Tremblay est complétée.
Une mauvaise gestion de crise
Pierre Turcotte croit que, dans ce cas, le silence est une bien mauvaise stratégie de gestion de crise. Selon lui, une déclaration aurait dû être soumise aux médias dès le lendemain des événements.
Le politologue rappelle qu’en politique, la machine à rumeurs qui s’emballe est néfaste. Plus le temps passe, plus le cynisme s’accentue chez les citoyens, qui sont habituellement à la recherche de réponses, ajoute-t-il.
Plus il attend, plus le mal est fait, résume Pierre Turcotte. Ça manque beaucoup de classe de ne pas parler aux citoyens. Ce sont les citoyens qui l’ont mis là, il est redevable, il est imputable.
Les électeurs auraient pu être touchés par le caractère humain de la personne, selon lui.
La vulnérabilité, les gens la comprennent parce qu’on la vit au quotidien. On est capable de comprendre que quelqu’un vit quelque chose.
Je comprends que ça peut être humiliant, qu’il porte de la honte, mais je pense que c'est un geste d'intégrité de dire : "J’ai déconné, ça ne changera rien".
Pierre Turcotte ajoute que, dans une démocratie représentative, les gens s’investissent et croient en leur politicien. L’absence de prise de parole de l’élu vient, selon lui, briser ce lien.

Pierre Turcotte est enseignant en science politique au Cégep de Jonquière. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Raphaëlle Laverdière
M. Turcotte rappelle que l’enjeu n’en est pas un de la CAQ, mais bien un personnel, bien que la population associe cette crise au parti et non au député.
Politiquement, j’ai l’impression que les gens se disent : "Ah! encore et encore". On a l'impression que ça s’accumule. En ce moment, le capital politique de la CAQ est au plus bas, on ne se mentira pas. Les gens croient que c’est comme un argument de plus pour passer à autre chose.
L’affaire pourrait bien suivre François Tremblay, bien au-delà de sa carrière politique, croit l’enseignant en science politique au Cégep de Jonquière.


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