NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La première ville-compagnie du Québec, Clarke City, fête ses 125 ans et, pour marquer l'occasion, une équipe de bénévoles a remis à neuf une locomotive historique.
C’est la carte postale du Centre d’interprétation et du village de Clarke City, lance Gervais Gagné, qui a emménagé dans l’ancienne ville-compagnie, qui fait aujourd'hui partie de Sept-Îles, en 2001.

Gervais Gagné indique que cette locomotive était la dernière que possédait la famille Clarke, qui a fondé la ville-compagnie.
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Petit-fils d’un travailleur forestier de Clarke City, l’histoire de l’ancienne ville-compagnie est importante pour lui. Je suis retourné où mon grand-père était, je crois bien, confie-t-il.
Il a donc rassemblé une dizaine de bénévoles, qui ont ensemble sablé et donné une nouvelle couche de peinture à la locomotive exposée près du musée de Clarke City : un monument qui a beaucoup de la valeur pour la communauté, souligne-t-il.

La locomotive de la Gulf Pulp and Paper Company, emblème de Clarke City, avant qu'elle soit remise à neuf. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau
Les gens nous disaient : "hey, elle fait vieille en tabarouette, là! Il faudrait bien la rénover." La minute que ça a été fait, les commentaires ont été super, constate Gervais Gagné.

La locomotive transportait du papier et de la pâte à papier vers le port de Pointe-Noire, selon Gervais Gagné. (Photo d'archives)
Photo : gracieuseté Port de Sept-Îles
Une histoire de 125 ans
La ville-compagnie Clarke City, sur la Côte-Nord, a été fondée au début du 20e siècle pour les travailleurs de la papetière Gulf Pulp and Paper Company.

Clarke City était considérée à une certaine époque comme la capitale de la Côte-Nord.
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Une ville de compagnie c’est un territoire urbain entièrement planifié et construit par une entreprise pour loger les travailleurs sur son site industriel, expliquait l’enseignant en histoire-géographie à l’école Jean-du-Nord/Manikoutai de Sept-Îles, Francis Abude, à l’émission radio Côte à Côte le mois dernier.
Il racontait que le projet était l’idée de quatre frères de la famille Clarke, soit Walter, Frank, Desmond et Wilfrid.
La famille avait accumulé une richesse grâce à l’édition de livres, selon lui. Il mentionnait d'ailleurs que la papetière avait été construite puisque les éditeurs anglais avaient un problème d’approvisionnement en papier.
L’entreprise possède les logements, mais contrôle également les commerces, les infrastructures et surtout, ça, c’est typique du début du 20e siècle, va encadrer la vie quotidienne et spirituelle des ouvriers.
Le libéralisme économique, plutôt classique, au début du 20e siècle, c’est une époque où l’entreprise privée peut privatiser et acheter des sections du territoire national ou provincial afin d’en faciliter l’exploitation, précisait-il.

La famille aurait acheté, du gouvernement provincial, les « droits hydroélectriques » sur la rivière Sainte-Marguerite pour 15 000 $ au début des années 1900.
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Francis Abude notait qu’avant la création de la ville, les Innus avaient des camps de portage sur le territoire, situés à la deuxième chute de la rivière Saint-Marguerite.
Il ajoutait que cet endroit était utilisé à cette époque, non seulement pour les portages, mais aussi pour la pêche et le transport.

Selon l’enseignant, après la création d’un quai à Pointe-Noire par Québec, la construction de la papetière avait débuté et la première ligne de chemin de fer de la Côte-Nord avait vu le jour ensuite. (Photo d'archives)
Photo : Comité culturel de Clark City
L’entreprise a fermé ses portes en 1967. Puis, Clarke City a été annexée à Sept-Îles trois ans plus tard.
Avec les informations de Renaud Chicoine-McKenzie et d'après une entrevue de Catherine Paquette


6 hour_ago
18



























.jpg)






French (CA)