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Une imprimante 3D de calibre mondial installée à Rouyn-Noranda

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La Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue a inauguré mercredi matin son laboratoire d’impression 3D grand format.

C'est un projet qui fait rayonner notre institution ici, mais qui le fera aussi ailleurs, mentionne le directeur général du Cégep, Dany Mercier.

Le concept qui va être créé ici apportera certainement des développements au niveau de la recherche partout au pays, ajoute-t-il.

Dany Mercier, directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue

Dany Mercier, directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / ANNIE-CLAUDE Luneau

Annoncé l’automne dernier, ce nouveau lieu de recherche installé dans les locaux du Centre technologique de résidus industriels (CTRI) permettra de tester l’impression de pièces en béton qui serviront ensuite à construire des bâtiments.

On veut imprimer des modules en usine, pour pouvoir les amener ensuite sur le chantier, les assembler et constituer l’enveloppe du bâtiment, donc l’ensemble des murs extérieurs, explique David Laliberté, chercheur et directeur du Regroupement innovant pour l’impression d’immeubles durables (RI3D).

Le Regroupement, qui compte une trentaine de partenaires partout au Québec et au Canada, caresse le rêve d’utiliser l’impression 3D pour construire des logements.

David Laliberté est directeur du Regroupement innovant pour l'impression d'immeubles durables, le RI3D.

David Laliberté est directeur du Regroupement innovant pour l'impression d'immeubles durables, le RI3D.

Photo : Radio-Canada / ANNIE-CLAUDE Luneau

C’est quand même précurseur comme méthode, soutient David Laliberté, même si une poignée de bâtiments imprimés a déjà été construite au Canada.

Ces bâtiments-là, par contre, ont été faits sur site, donc ils ont été imprimés sur le chantier de construction. Nous, ce qu’on veut tenter, c’est de le faire en usine, pourquoi? Parce qu’on ne pourra pas imprimer à l’extérieur à l’année longue, explique-t-il.

Un projet de construction concret

Le premier projet de recherche du RI3D consiste à construire, par impression 3D, un immeuble de 6 logements à Amos.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue inaugure son nouveau laboratoire d'impression 3D grand format.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue inaugure son nouveau laboratoire d'impression 3D grand format. Il permet de construire des bâtiments modulaires durables fabriqués 12 mois par année.

Photo : Radio-Canada / ANNIE-CLAUDE Luneau

Pour David Laliberté, il était nécessaire de réaliser un vrai projet pour répondre aux besoins des entreprises en construction.

On s’est dit la seule manière de répondre à ça, c’est de faire un vrai projet et de publier notre coût de revient, c’est quoi le bilan GES de ce bâtiment-là, c’est quoi le temps des personnes, en termes de nombre d’heures de travailleurs et travailleuses en construction, énumère David Laliberté.

L’équipe de recherche commencera l’impression des pièces en béton dès cet hiver et compte installer le tout sur le chantier de construction du secteur d’Amos-Est l’été prochain.

Des équipements à la fine pointe de la technologie

Pour y arriver, le groupe de chercheurs a acquis une imprimante de l’entreprise française Construction-3D.

Une machine comme ça, il y en a une ou deux autres au Canada. Nous, c’est la 21e de cette entreprise-là, précise David Laliberté.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue a son nouveau laboratoire d'impression 3D grand format. Un premier projet concret verra le jour l'été prochain à Amos.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue a son nouveau laboratoire d'impression 3D grand format. Un premier projet concret verra le jour l'été prochain à Amos.

Photo : Radio-Canada / ANNIE-CLAUDE Luneau

Cette imprimante utilise du béton pour fabriquer toutes sortes de formes.

C’est un béton qui est particulier, qui durcit vraiment vite et qui est quand même suffisamment fluide pour être pompé, alors on joue dans une plage assez restreinte. C’est du béton qu’on vient déposer couche par couche, donc on peut construire un ouvrage en béton sans coffrage, ajoute-t-il.

D’avoir des installations à la fine pointe de la technologie comme ça, ça peut devenir attractif pour des étudiants de la région, mais aussi hors de la région, qui voudraient venir se spécialiser, ajoute pour sa part le directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue Dany Mercier.

L’impression en usine de modules permet l’édification de petits et de grands immeubles 12 mois par année.

L’impression en usine de modules permet l’édification de petits et de grands immeubles 12 mois par année.

Photo : Radio-Canada / ANNIE-CLAUDE Luneau

Le Regroupement fait le pari que l’impression 3D permettra de lutter contre la crise du logement, alors que la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL)prévoit qu’il faudra plus de 4 millions de nouveaux logements dans la prochaine décennie au Canada.

Je pense que des technologies comme celle-ci, qui viennent accroître la productivité du secteur de la construction, c’est généralement des bonnes nouvelles, conclut David Laliberté.

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