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International 02/03/2026 16:26 Actualisé le 02/03/2026 16:55
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a répondu lors d’une conférence de presse aux critiques concernant l’attaque américano-israélienne sur l’Iran.
Par Maëlle Roudaut avec AFP
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a donné ce lundi 2 mars sa première conférence de presse après les frappes américano-israéliennes sur l’Iran. Si Donald Trump s’était déjà exprimé à ce sujet à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, il s’agit du premier échange public entre l’administration Trump et des journalistes concernant cette attaque.
Pete Hegseth a notamment souhaité balayer les critiques concernant la suite de cette opération militaire, et rejeté l’idée que les États-Unis s’engageaient dans un « bourbier » à long terme. Il a cependant refusé d’indiquer la durée prévue des opérations, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.
Le ministre a défendu les déclarations de la veille de Donald Trump, qui a donné à plusieurs journalistes des délais différents pour la durée prévue du conflit. « Le président Trump a toute latitude pour évoquer combien de temps cela pourrait prendre ou non. Quatre semaines, deux semaines, six semaines. Ça pourrait augmenter, ça pourrait diminuer », a déclaré Pete Hegseth.
« Ce n’est pas sans fin »
« Aux médias et à la gauche qui crient : “guerres sans fin !” -- stop. Ce n’est pas l’Irak. Ce n’est pas sans fin », a déclaré Pete Hegseth, fustigeant les comparaisons avec l’engagement américain en Irak entre 2003 et 2011. « Vous n’avez pas besoin d’envoyer 200 000 personnes et de rester pendant 20 ans. Nous avons prouvé que vous pouvez accomplir des objectifs qui favorisent les intérêts américains sans être idiot pour ça », a déclaré Pete Hegseth.
À la suite de l’attaque en Iran ce samedi, plusieurs journalistes américains ont en effet pointé l’incohérence de Donald Trump, qui avait critiqué l’interventionnisme américain et les « guerres sans fin » lors de sa campagne électorale. « Parmi toutes les actions militaires de Trump, celle-ci est la plus contradictoire », a ainsi déclaré Aaron Blake sur CNN, en rappelant que Donald Trump s’était présenté comme le « candidat de la paix » face à Kamala Harris.
« Trump a passé des années à dénoncer l’interventionnisme américain. Maintenant, il renverse des dirigeants étrangers », a aussi titré le Wall Street Journal. Des critiques balayées par le ministre américain de la Défense, qui a dit se réjouir que sous la nouvelle direction donnée par Donald Trump, il n’y avait « plus de règles stupides de combat, plus de bourbier visant à construire une nation ». Pour le ministre, ces frappes ne constituent pas « un exercice de construction de démocratie ».
Les États-Unis affirment contrôler l’espace aérien de l’Iran
Concernant la suite des opérations militaires, Pete Hegseth a indiqué qu’aucun soldat américain ne se trouvait actuellement sur le territoire iranien, mais a affirmé que les États-Unis iraient « aussi loin que nécessaire ». Selon le ministre, déclarer ouvertement « ce que nous sommes prêts à faire ou à ne pas faire, c’est de la stupidité ! »
Présent à ses côtés, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a en outre affirmé que les États-Unis avaient réussi à obtenir le contrôle des cieux au-dessus de l’Iran grâce aux frappes américano-israéliennes menées depuis samedi.
« L’impact combiné de ces frappes - rapides, précises et écrasantes - a abouti à l’établissement d’une supériorité aérienne locale. Cette supériorité aérienne renforcera non seulement la protection de nos forces, mais leur permettra également de continuer leur travail au-dessus de l’Iran », a affirmé le général. La situation en Iran demeure instable, les États-Unis laissant planer le doute sur la suite de leurs opérations.


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