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De passage à Flers (Orne), mercredi 15 avril 2026, nous avons pu rencontrer la grande reportrice pour France Télévision, Stéphanie Perez. Voici les raisons de sa venue.
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Par Rédaction Flers Publié le 19 avr. 2026 à 5h48
L’Iran, l’Irak, la Syrie et plus récemment l’Ukraine, la journaliste Stéphanie Perez continue de parcourir le monde. Elle s’est même arrêtée à Flers (Orne) le temps d’une journée. L’Orne Combattante/actu.fr a pu la rencontrer et connaître les raisons de sa venue.
Un chien au cœur de l’histoire
2016. Syrie. Alep, en pleine guerre civile. C’est l’histoire de Zaatar, un chien berger syrien, « une boule de poils blanche », précise Stéphanie Perez. Un jour, il est recueilli dans un immeuble pendant la guerre civile en 2016.
« Au départ personne ne voulait de lui, parce qu’il n’y avait déjà pas assez de nourriture pour tout le monde. Mais petit à petit il va se faire adopter, car il va consoler la voisine du troisième étage qui a perdu son mari à cause de la guerre ».
Le chien va d’abord divertir les enfants mais surtout, « il va faire le lien entre les chrétiens et les musulmans, dans cet immeuble où tout le monde se méfie des autres ».
Un livre inspiré d’une histoire vraie
Il y a tout juste un an, la journaliste Stéphanie Perez était à Alep. Un jour son traducteur local lui dit : « il faut que je te présente quelqu’un de très important pour ma famille et pour moi. Viens manger à la maison ce soir ».
Quelques heures plus tard, elle fit donc la rencontre du prénommé Zaatar. « Ce chien a permis aux hommes de ne pas perdre leur humanité », explique la journaliste.
Au total Stéphanie Perez a écrit trois romans, tous inspirés de personnes rencontrées lors de ses reportages : Le Gardien de Téhéran (2024), La Ballerine de Kiev (2025) et son dernier Le Berger d’Alep (2026). « J’ai pour coutume de dire que mes personnages sont la somme de toutes les rencontres que j’ai pu faire ».
« Un message de tolérance »
Cela fait maintenant 30 ans que Stéphanie Perez est grande reportrice. « J’ai vu ce que l’homme pouvait faire de pire mais aussi de meilleur. J’aime l’idée d’apporter une lueur d’espoir dans mes livres. C’est un message de tolérance », confie-t-elle.
Je trouvais ça intéressant d’évoquer la question du dialogue entre les deux communautés religieuses, cette méfiance qui s’est installée, de la montée de l’islamisme et de ses dérives. Mais surtout d’expliquer que ce sont souvent les musulmans, les premiers pris au piège de la montée de l’islamisme.
« Un livre sur la guerre ça peut faire peur aux gens, mais c’est surtout une belle histoire entre l’homme et l’animal. La guerre est seulement en fond, » ajoute-t-elle.
La narration, une échappatoire
Pour Stéphanie Perez, l’écriture est un moyen de s’évader : « Les livres sont un prolongement de mes reportages. Les formats sont courts en télévision, donc je dois faire des choix, je ne peux pas tout dire », remarque la journaliste.
C’est grâce à la narration, qu’elle peut décrire ses ressentis, livrer son intimité : « J’aime bien bousculer un peu le lecteur, faire en sorte qu’il s’interroge. Dès fois lorsque je reviens de reportage, ça fait du bien d’écrire, car ça me permet de partager mes émotions, mes interrogations, mes doutes. C’est un peu comme une thérapie, un exutoire ».
Pour l’instant Stéphanie Perez n’a pas encore trouvé le personnage qui inspirera son prochain roman. « Je ne sais pas quand je vais le rencontrer, mais j’espère que je vais le rencontrer vite. »
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