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RÉCIT - L’âge mûr est l’occasion de replonger dans ses souvenirs et de revisiter ses relations premières, celles nouées dans l’enfance avec ses frères et sœurs. Trouverait-on là un moyen commode de traverser le grand âge ?
« Toi et moi jusqu’à l’Ehpad , chantait Marie Reno à son amoureux, Toi et moi c’est sans chantage… Toi et moi jusqu’à pas d’âge. » Ces paroles qui promettent une longévité amoureuse, dépourvue de rapport de force, s’avèrent pertinentes aussi à propos des fratries qui vieillissent de concert. Existe-t-il plus paradoxal que le lien sororal ou fraternel ? Un ADN en commun et une infinité d’individuations possibles. Issues d’une même souche parentale, les personnalités se succèdent sans se ressembler, unies par un fil ténu d’appartenance et de rites communs, dont elles disposeront à leur guise au fil de leur existence. Il arrive que le grand âge favorise des rapprochements entre frères et sœurs.
« Nous nous retrouvons pour nous chamailler, sourit Edgar, 82 ans, résidant en Bourgogne au moment de retrouver ses deux sœurs à l’occasion du mariage d’un de ses neveux. Nous avons eu des parents valorisant le lien frère-sœur durant notre enfance. Quand je retrouve les miens, j’ai l’impression…


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