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Le fleuve Saint-Laurent, au Québec, a longtemps caché sous ses eaux un secret, vieux de 1 200 ans. Ce qui se dessinait de loin comme une épave était en fait un piège à poissons !

Par Amandine Vachez Publié le 23 juil. 2026 à 5h56
Le 3e plus grand fleuve d’Amérique du Nord a révélé une part de ses mystères, lors d’un chantier de fouilles archéologiques, mené dès 2024 au fond du fleuve Saint-Laurent, au Québec. Une étrange structure, s’apparentant au premier abord à une épave, avait été identifiée par les chercheurs. Après de multiples recherches, il s’avère que l’immense structure en pierre, découverte entre Contrecœur et Verchères, en Montérégie, était un…. piège à poissons, visiblement mis en place il y a 1 200 ans, soit bien avant l’arrivée des Européens au Canada.
Une « grosse nouvelle pour l’archéologie au Québec »
Dans un article mis en ligne le 20 juillet dernier, Caroline Bouffard, des As de l’info, parle de cette « grosse nouvelle pour l’archéologie au Québec ». Le média à destination pédagogique et visant en particulier un public d’enfants de 8 à 12 ans, revient sur les faits : « Une grande structure de pierre a été découverte au fond du fleuve Saint-Laurent, près de Montréal. Après plusieurs plongées et beaucoup de recherches, on sait maintenant de quoi il s’agit et c’est TRÈS vieux ! »
En effet, il s’agirait d’un piège à poissons, construit par les Autochtones, il y a plus d’un millénaire.
C’est dans le cadre du vaste projet d’agrandissement du port de Montréal que des fouilles préventives ont été lancées, en 2024. L’archéologue subaquatique Aimie Néron et son équipe, de l’Institut de recherche en histoire maritime et archéologie subaquatique (IRHMAS), a été mobilisée sur ce chantier.
Elle raconte aux As de l’info la découverte de ce qui ressemblait à une épave à première vue. Une plongée a été organisée pour voir cette imposante structure de plus près. « C’était clair que ce n’était pas une épave du tout. C’était une immense structure de pierres, ovale, d’environ 38 mètres de long […]. C’était clairement une construction humaine : les pierres avaient été placées là volontairement », indique-t-elle au média.
Des spécialistes consultés pour confirmer qu’il s’agit d’un piège à poissons
Depuis, des recherches complémentaires ont été réalisées : des spécialistes ont été consultés, ainsi que le représentant d’une communauté autochtone, un aîné w8banaki, qui a confirmé que cette technique de pêche faisait partie des savoirs traditionnels.
Concernant les constructeurs du piège, il s’agirait selon le rapport de l’IRHMAS des Iroquoiens du Saint-Laurent, une nation sédentaire appartenant à la même famille ethnolinguistique que les Wendats et les Kanien’kehà : ka (Mohawks) qui a habité le long du fleuve pendant plusieurs siècles, comme le précise Radio Canada, dans un article très complet sur cette découverte et les étapes de recherche.
Quant à l’établissement de la date de la mise en place du piège, il a fallu étudier l’évolution du niveau du fleuve, au fil des siècles, avec les données disponibles, pour établir une estimation. Ce qui a permis de s’arrêter sur une ère, il y a environ 1 200 ans.
« C’est vraiment une découverte unique. C’est le premier site archéologique autochtone préhistorique sous-marin au Québec », insiste Aimie Néron, pour Les As de l’Info. Et de mettre en exergue notamment que « le piège nous rappelle aussi l’importance des connaissances ancestrales qui sont transmises de génération en génération chez les peuples autochtones. »
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