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Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse commencera bientôt un processus de recrutement visant à embaucher cinq personnes dont le mandat sera de mettre en place des outils d’intelligence artificielle dans les ministères de la province.
La sous-ministre de la Cybersécurité et des Solutions numériques, Jennifer LaPlante, explique que l’équipe mettra en place des protocoles pour les fonctionnaires de tous les ministères.
Il s’agit d’identifier les outils qui peuvent être adoptés par les fonctionnaires au sein du gouvernement qui permettront d’augmenter la productivité et l’efficacité dans leur manière de travailler, dit Mme LaPlante.
La Nouvelle-Écosse dispose déjà de règlements qui encadrent l’utilisation de certains outils de réunion basés sur l’IA et les assistants virtuels par les fonctionnaires, ajoute-t-elle. Un guide d’utilisation responsable est aussi en cours d’élaboration afin d'établir quels autres outils peuvent être utilisés dans le cadre de leur travail.

Jennifer LaPlante est sous-ministre de la Cybersécurité et des Solutions numériques. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Butler
Ce travail servira de fondation à la nouvelle équipe qui sera chargée de développer des stratégies d’IA plus exhaustives.
On ne veut pas imiter l’innovation individuelle, dit Jennifer LaPlante. En même temps, il faut s’assurer de protéger les systèmes du gouvernement.
Le financement pour la nouvelle équipe proviendra d’un investissement de 4,4 millions de dollars prévu dans le budget pour développer des capacités d’IA au sein de l’appareil gouvernemental.
La province utilisera une partie de cet argent afin de faire l’acquisition de licences et des logiciels d’intelligence artificielle.
Mme LaPlante croit que l’équipe de cinq personnes qui sera bientôt mise en place pourrait être appelée à grandir dans le futur.
Un nouveau robot conversationnel
En février, le ministère de la Cybersécurité et des Solutions numériques a lancé un robot conversationnel, Scottie, capable de répondre aux questions des citoyens en lien avec des services gouvernementaux.
À ce jour, plus de 3000 personnes ont utilisé ce nouvel agent conversationnel pour poser des questions allant du renouvellement du permis de conduire au remplacement des actes de naissance et de mariage, a indiqué du ministère de la Cybersécurité et des Solutions numériques dans une déclaration envoyée par courriel vendredi.
Pour créer cet outil, ses créateurs ont sondé les autres ministères de la province afin de savoir quelles questions sont le plus souvent soumises aux fonctionnaires par les Néo-Écossais.
D’après la sous-ministre, Scottie est conçu pour extraire uniquement des informations de sources gouvernementales déjà accessibles au public et les présenter sans rien créer de nouveau.
Les employés du ministère qui ont développé le robot conversationnel sur une période de six à huit semaines se sont assurés que son contenu ne soit pas généré automatiquement, a-t-elle insisté.
L’outil devrait être mis à jour afin d’offrir davantage d’informations aux citoyens et faciliter la navigation des sites internet de la province.
Notre site web est très complexe. Il y a tellement de pages différentes et il s’agit d’aider les gens à trouver l’information un peu plus rapidement, précise-t-elle.
Sur son site web, le gouvernement précise toutefois que ce service utilise l'IA, et que, par conséquent, les réponses peuvent parfois être inexactes, incorrectes, incomplètes ou obsolètes.
Avant tout échange, l'agent conversationnel prévient ses utilisateurs de ne pas lui partager de renseignements sensibles, confidentiels ou personnels.
« Une excellente initiative »
Le consultant et conférencier en cybersécurité, Steve Waterhouse, est enthousiaste au lancement de ce nouvel outil.
C’est une excellente initiative de la Nouvelle-Écosse.

Le consultant et conférencier en cybersécurité, Steve Waterhouse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
M. Waterhouse est d'avis que Scottie permettra de mieux informer les Néo-Écossais.
Puisque l’information est centralisée, elle sera équitablement disponible, à l’interne et à l’externe du gouvernement. [...] Le citoyen aura une réponse plus juste qu’une interprétation par un être humain, a déclaré l’expert en cybersécurité.
Un service uniquement en anglais pour l’instant
Le nouvel agent conversationnel est pour le moment incapable de répondre aux posées en français.
Pour Steve Waterhouse, si le bilinguisme de cet outil n'est pas imposé pour l'instant, l'inclusion de plusieurs langues demeure une stratégie pertinente face à une société néo-écossaise de plus en plus diversifiée.
D’ajouter des traductions pour servir le citoyen qui vient d’arriver, ce n'est pas impossible à intégrer.
Le ministère a confirmé son intérêt à la possibilité d’informer ses citoyens dans d’autres langues que l’anglais.
Il s'agit d'une opportunité passionnante qui en est encore à sa phase pilote. Les projets d'investissements, notamment en matière de langues, font partie des discussions en cours, indique le ministère de la Cybersécurité et des Solutions numériques.
Jennifer LaPlante n’a pas souhaité dire combien a coûté la mise en place de Scottie et les frais nécessaires à son entretien.
D'après les informations d'Agathe Boucart et de Ben Dornan, de CBC


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