NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Grande innovation publicitaire : désormais, même les internautes qui ne cliquent sur rien peuvent recevoir leur logiciel espion israélien.
Le système, baptisé « AdFection » par les chercheurs, a notamment été utilisé contre le média Al Jazeera. Les enquêteurs affirment avoir établi pour la première fois la preuve technique d’une infection par logiciel espion commercial diffusé au moyen d’une publicité ciblée.
Discover-Tech : une publicité qui peut infecter sans prévenir
Le fonctionnement repose sur un mécanisme ordinaire d’Internet : les enchères publicitaires automatisées. Lorsqu’un internaute ouvre une page, plusieurs entreprises peuvent enchérir en une fraction de seconde pour afficher leur annonce. Ces transactions transmettent aussi des renseignements sur l’appareil, son adresse IP ou ses identifiants publicitaires.
Discover-Tech aurait exploité ce système grâce à une plateforme appelée Controlium. Son rôle : reconnaître certains appareils, collecter leurs caractéristiques et, lorsqu’une cible était sélectionnée, lui transmettre du code susceptible d’exploiter une faille de sécurité. Une publicité pouvait ainsi devenir la première étape d’une infection invisible.
Le procédé ne rend pas toutes les publicités dangereuses et ne garantit pas l’infection de tous les appareils. Il permet néanmoins d’atteindre une victime sans qu’elle ait besoin d’ouvrir un lien suspect ou de télécharger un fichier.
Les détails techniques figurent dans l’enquête originale publiée par Citizen Lab.
Al Jazeera : au moins 45 appareils ciblés
Les chercheurs ont étudié des attaques menées en 2024 et 2025 contre le réseau international Al Jazeera. Au moins 45 appareils ont été ciblés. L’analyse des journaux de connexion a permis de reconstituer la succession des événements : affichage d’une publicité liée à Discover-Tech, communication avec une infrastructure de Candiru, puis échanges avec les serveurs de contrôle du logiciel espion sur les appareils infectés.
Candiru, désormais connu sous le nom d’Integrity Labs, appartient à cette industrie israélienne du logiciel espion déjà tristement illustrée par l’affaire Pegasus.
L’activité journalistique constitue une cible particulièrement sensible. Correspondances confidentielles, contacts professionnels, sources et documents internes peuvent représenter des renseignements précieux pour les commanditaires d’une opération d’espionnage. L’enquête ne permet toutefois pas d’identifier publiquement le commanditaire des attaques contre Al Jazeera.
Près de 200 000 sites et applications concernés
Les chiffres donnent une idée de l’ampleur des opérations publicitaires. Citizen Lab a analysé près de quatre milliards d’enregistrements d’enchères provenant de Discover-Tech sur quatre mois. Les publicités de l’entreprise sont apparues sur près de 200 000 sites et applications Android ou iOS, répartis dans des dizaines de pays.
Attention à la nuance : ces affichages ne correspondent pas à autant de piratages. Les chercheurs ont également constaté que des millions d’appareils avaient été amenés à communiquer avec des serveurs associés à Candiru, vraisemblablement dans le cadre d’activités de reconnaissance et de suivi.
Cette exploitation des données publicitaires rappelle une autre affaire documentée par Le Média en 4-4-2 concernant Webloc, un outil israélien de géolocalisation de masse. Les données collectées pour vendre des espaces publicitaires intéressent manifestement aussi ceux qui souhaitent surveiller des individus.
Google retire Discover-Tech de ses réseaux publicitaires
L’un des aspects les plus embarrassants concerne la place occupée par Discover-Tech dans l’industrie. L’entreprise figurait sur des listes de fournisseurs publicitaires approuvés ou certifiés, notamment chez Google et auprès de l’association professionnelle IAB Europe.
Après les signalements des chercheurs, Google et IAB Europe l’ont retirée de leurs registres début octobre 2026. Google a également supprimé son accès à ses plateformes d’échange publicitaire. Beeswax, Vungle et Eskimi ont pris leurs propres mesures de restriction.
Citizen Lab décrit également des opérations destinées à rapprocher identifiants publicitaires et numéros de téléphone, afin de retrouver l’identité d’utilisateurs normalement pseudonymisés. Certaines techniques cherchaient même à contourner la protection apportée par des réseaux privés virtuels.
Le marché publicitaire promet depuis des années de montrer la bonne annonce à la bonne personne. Discover-Tech aurait compris comment transformer cette précision commerciale en instrument d’espionnage. Les chercheurs demandent désormais aux autorités d’examiner les éventuelles infractions et de corriger les failles du système publicitaire.
Le secteur israélien des logiciels espions avait déjà fait parler de lui avec l’utilisation controversée de Pegasus par la police israélienne. Cette nouvelle enquête décrit une voie d’accès supplémentaire aux appareils : celle des publicités que des millions d’internautes croisent chaque jour.


2 hour_ago
67



























.jpg)






French (CA)