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Près de 400 personnes se sont réunies dans une église de Pohénégamook, mercredi soir, pour exiger le maintien des services en santé dans la communauté.
Le message est clair et les résidents n'en démordent pas : il est hors de question que le Centre de santé et des services sociaux (CSSS) du Bas-Saint-Laurent diminue les services d'urgence qui sont actuellement offerts au CLSC de Pohénégamook.
Même si le CISSS du Bas-Saint-Laurent a confirmé en novembre dernier que l'urgence de Pohénégamook resterait ouverte en tout temps, la crainte d'une diminution de services demeure pour les résidents de ce secteur du Témiscouata.
C'est pourquoi une consultation a été organisée par le Comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7.
La vaste majorité des personnes présentes à la consultation mercredi ont signé une lettre qui sera envoyée à la ministre de la Santé, Sonia Bélanger. Dans cette lettre, ils réclament un moratoire d'un an sur d'éventuels changements aux services qui sont offerts à l'établissement de santé de Pohénégamook.

C'est à l'intérieur du CLSC de Pohénégamook que se trouve le service d'urgence. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
Le porte-parole du comité, Gilles Pelletier, croit que ce moratoire pourrait permettre de poursuivre les discussions avec Santé Québec et le CISSS du Bas-Saint-Laurent.
Nous ne sommes pas contre le changement, mais nous voulons pouvoir compter sur un vrai dialogue sincère et honnête avec le CISSS pour trouver ce qui peut être amélioré.
Gilles Pelletier compte toujours participer aux consultations que mènera le CISSS du Bas-Saint-Laurent concernant l'avenir du service. Mais du même souffle, il avoue avoir l'impression, à l'instar des citoyens de Trois-Pistoles pour leur propre urgence, que les décisions entourant la mise en place d'un nouveau modèle de service sont déjà prises.
En entrevue le 20 novembre dernier, le président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Jean-Christophe Carvalho, soulignait toutefois que les échanges lors de ces consultations permettraient de créer le nouveau modèle de soins.

Les personnes présentes dénoncent d'éventuelles compressions dans les services offerts à l'urgence de Pohénégamook.
Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron
Le maire de Pohénégamook, Benoit Morin, souhaite lui aussi être entendu lors des consultations. Il croit que les personnes présentes à l'église du quartier Saint-Éleuthère ont lancé un message clair au gouvernement et à la députée de Rivière-du-Loup–Témiscouata, Amélie Dionne, qui est également ministre responsable de la région.
Il est hors de question que l'on touche à nos services actuels. L'urgence de Pohénégamook, c'est non négociable!
Pour le moment, les responsables du CISSS du Bas-Saint-Laurent n'ont pas encore dévoilé les dates précises et les endroits où auront lieu les consultations avec la population sur l'avenir des services. Tout au plus, un porte-parole de l'organisation maintient que l'objectif est de mener ces rencontres d'ici la fin du mois de janvier.


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