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Le Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord a décrété lundi une journée pédagogique flottante à l’École polyvalente de Saint-Jérôme, à la suite de « débordements » survenus vendredi dernier dans l’école secondaire.
Les événements survenus aujourd’hui à notre école sont inacceptables, écrit la directrice de l’École polyvalente de Saint-Jérôme, Nathalie Flamand, dans une lettre adressée aux parents. C’est un vendredi particulièrement mouvementé qui s’est déroulé la semaine dernière dans l’école secondaire de la capitale régionale des Laurentides.
Les gestes de vandalisme et les comportements perturbateurs dénoncés par la direction ne sont pas sans rappeler les mobilisations étudiantes qui secouent la France en ce moment, et qui ont pris une ampleur considérable avec les émeutes de la fin de semaine du 17 octobre.
Lors de la première heure du dîner, durant laquelle la moitié des 3200 élèves de l'école secondaire mange, des mouvements de foule et des appels au blocus ont semé le désordre. Des actes de vandalisme ont également été commis, écrit Mme Flamand dans la communication disponible sur le site internet de l'école.
Intervention policière
Les policiers du Service de police de Saint-Jérôme ont été envoyés sur place pour un attroupement. Il y avait plein de jeunes en cercle et, au centre du cercle, deux jeunes qui se bouscaillaient, explique Mylène Beauchamp, agente de relations communautaires et médias pour le Service de police de Saint-Jérôme. C’était hyper bruyant.

Des jeunes ont été brièvement menottés, explique le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Kolya Hubacek-Guilbault
Croyant d’abord à une bagarre, les policiers ont menotté les deux jeunes et éparpillé la foule. Après les avoir interrogés et parlé à des témoins, les agents ont plutôt compris que les jeunes s’adonnaient à une sorte de dance battle, un élément caractéristique des manifestations des lycéens qui ont lieu en France depuis quelques semaines. Les jeunes menottés ont été immédiatement relâchés.
Une journée pédagogique pour faire la lumière sur les événements
La journée pédagogique de lundi, où les cours et les activités parascolaires sont levées, permettra notamment d’analyser les nombreuses vidéos des événements afin d’identifier les élèves ayant organisé les débordements ou y ayant participé, écrit Mme Flamand dans sa lettre aux parents. Elle dit prendre ces gestes [... ] très au sérieux, et considérer des conséquences [pouvant] aller jusqu’à un changement d’école.
Si les jeunes impliqués dans le grabuge lançaient un appel au blocus, il n’est pas confirmé pour le moment que cet événement soit lié aux soulèvements des lycéens français.
Nos jeunes parlent de blocus, mais est-ce qu’ils savent vraiment de quoi ils parlent? On n’en a aucune idée.
D’autres dérapages à l’horizon?
Le Service de police de Saint-Jérôme n'a eu vent d’aucun autre débordement passé ou prévu en lien avec une quelconque solidarité aux manifestants en France. Des appels à troubler l’ordre dès le retour en classe, qui circulent sur les réseaux sociaux, se sont pourtant rendus aux oreilles de la direction de l’École polyvalente de Saint-Jérôme.
Une présence policière soutenue aux abords de l'école ainsi que le déploiement d’agents de sécurité à l’intérieur de l’établissement est donc à prévoir à la réouverture de l’école, écrit Mme Lalande. Elle invite également les parents à avoir, dès maintenant, une discussion sérieuse avec leur enfant. [... ] Chaque élève doit comprendre qu’il est responsable de ses choix et de ses gestes.


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