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L’ancienne école de Belleterre est de nouveau à vendre par une agente immobilière, 11 ans après sa fermeture.
Construite en 1949, l’école primaire a été fermée en même temps que celle de Fugèreville par le Centre de services scolaire du Lac-Témiscamingue en 2015, en raison d’un nombre insuffisant d’élèves.
La Ville de Belleterre avait déjà évalué la possibilité d’acquérir le bâtiment, mais avait renoncé à l’époque, faute de projet. Avec sa remise en vente, le conseil municipal s’est de nouveau penché sur la question.

Ce n'est pas la première fois que l'école est en vente.
Photo : Centris
Cette fois, ce sont les coûts des travaux à prévoir qui ont pesé dans la décision. Une transformation en logements abordables a été imaginée, mais une décontamination serait nécessaire, selon la mairesse Christine Savard.
Maintenant, les municipalités ont la possibilité de faire de la gestion locative pour leur population, rappelle Mme Savard. Ça a été analysé, et le conseil a décidé de ne pas aller de l’avant, parce que ça nécessiterait des travaux majeurs et on soupçonne la présence d’amiante.
Selon la mairesse, l'école sert actuellement de logement pour un ménage. C’est une société en nom collectif, Les Immeubles Belleterre, qui possède l’édifice depuis 2024.

Sur les photos de l'annonce de l'agente immobilière, on peut voir une ancienne classe.
Photo : Centris
Ça représenterait des coûts très, très élevés pour réussir à décontaminer et transformer ce bâtiment en logements abordables pour la population.
La disponibilité des logements n’est pas un grand enjeu à Belleterre, ajoute Christine Savard.
On a de nouveaux propriétaires qui sont à rénover des édifices à logement et ça devrait être complété pour rendre disponible entre cinq et six logements en 2027, souligne-t-elle.
L’ancienne école est affichée à 95 000 $.
Vocation
Un projet de production de cannabis avait été évalué dans le passé, menant à une consultation publique, mais n’avait pas abouti.

Christine Savard a été élue mairesse de Belleterre en novembre dernier, aux élections municipales. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Tout projet de la part d’un promoteur est le bienvenu, souligne la mairesse.
La vocation pourrait être très différente de celle d’un édifice à logements, où les exigences ne seraient pas les mêmes, concernant par exemple la présence d’amiante, poursuit-elle.
La Ville espère tout de même éviter un abandon de bâtiment, pour éviter une démolition comme l’ancien hôtel.
On aimerait garder le bâtiment, qui date quand même de plusieurs années, c’est un bâtiment significatif, dit Mme Savard.
Un pas pour l’eau potable
L’espoir de retrouver l’eau potable se concrétise peu à peu, alors que la Ville est en attente d’une aide financière pour réaliser les travaux.
Un avis d'ébullition est maintenu depuis plus de quinze ans dans cette municipalité de l'est du Témiscamingue.

Le bureau municipal de Belleterre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Perron
Christine Savard se croise les doigts pour obtenir une réponse positive du Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU).
À ce dépôt de demande d’aide financière, on dépose nos plans et devis qui sont complétés, qui ont été approuvés par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. Ça, c’est un grand bout qui a été réalisé, se réjouit la mairesse.
Des travaux à la source d’approvisionnement dans la rivière sont nécessaires, en plus de la construction d’une usine de traitement des eaux. La Ville deviendra propriétaire d’un bout de terre publique pour installer cette usine.
L'ensemble des travaux est estimé entre 8 et 10 millions de dollars.
Ce qu’on a comme information, c’est qu’on est parmi les municipalités et villes prioritaires qui vont recevoir une réponse rapidement, précise Christine Savard.
Rénovations majeures pour l’église
De grands travaux sont nécessaires à l’église Saint-André, où des infiltrations d’eau causent de la moisissure. L’eau s’infiltre par la fondation, mais aussi par le clocher.
On va creuser sur une partie de la fondation pour mettre un drain et pour hydrofuger la fondation, cite-t-elle comme premiers travaux.
Le coût total des réparations n’est pas connu, mais Christine Savard parle déjà d’une facture de 20 000 $ pour rendre imperméable une partie de la fondation et installer des gouttières.
Une piste de solution est envisagée, celle d’une transformation d’une partie de l’église en un centre multifonctionnel. D’autres églises du Témiscamingue l’ont fait tout en conservant un espace de culte, comme celle de Fugèreville.
C’est une église patrimoniale, on veut la conserver, insiste la mairesse.
Des activités de financement ont eu lieu et sont prévues au cours de l’année. Une vente-débarras a eu lieu au mois d’août et récemment, un souper spaghetti a été organisé.


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