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Le suicide d’un détenu dans une cellule du palais de justice de Victoriaville aurait pu être éviter par une surveillance accrue, estime la coroner Marie-Ève Dagenais.
Dans un rapport de six pages, elle recommande qu’un agent de service correctionnel guette en tout temps les caméras de surveillance braquées sur les cellules.
Les agents doivent y mener des rondes de surveillance toutes les 30 minutes, ce qui s’avère insuffisant, juge la coroner.
En 2023, un homme dans la quarantaine s’est enlevé la vie alors qu’il se trouvait derrière les barreaux. Il venait d’apprendre que sa comparution en vue de sa remise en liberté était reportée. Les agents de services correctionnels sont intervenus 14 minutes après les faits.
Marie-Ève Dagenais recommande également de modifier les caméras de surveillance. Lors d’une visite au palais de justice de Victoriaville, l’experte a remarqué qu’elles présentaient des angles morts.
Les caméras ont été repositionnées depuis, en vain. Il semble que bien que les angles aient été modifiés, un angle mort qui empêche une surveillance de l’ensemble de la cellule demeure présent, écrit la coroner.
Les barreaux horizontaux des cellules devraient également être changés pour que l'histoire ne se répète, indique-t-elle.
Marie-Ève Dagenais souligne que les installations du palais de justice de Victoriaville sont vétustes. Elles datent de 1971 et n’ont jamais été rénovées.
Autant la Société québécoise des infrastructures (SQI) que le ministère de la Sécurité publique (MSP), qui sont respectivement propriétaire et utilisateur du bloc cellulaire situé dans le palais de justice de Victoriaville, s’entendent pour dire qu’une réfection de ces lieux serait éventuellement de mise, peut-on lire dans le rapport.
Ses recommandations s'adressent aux deux instances.


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