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Citoyens, experts et agriculteurs se sont rencontrés dimanche à Coaticook pour discuter de l’avenir des projets éoliens au Québec et de leurs impacts sur les terres agricoles de la région.
La rencontre était chapeautée par le Regroupement vigilance énergie Québec, qui rassemble plus de 70 comités citoyens à travers la province.
Le RVEQ souhaite mieux informer les citoyens sur les répercussions environnementales. C’est pourquoi le regroupement a présenté des études sur les impacts des parcs éoliens au Québec.
Le regroupement estime que les éoliennes de plus de 200 mètres de haut entraîneraient des répercussions environnementales, sociales et économiques néfastes.
Il juge que les éoliennes construites à proximité de terres agricoles pourraient affecter les animaux à proximité et les milieux naturels, d’autant plus que d’importantes coupes d’arbres sont nécessaires afin d’acheminer les structures en milieu naturel.
D’ailleurs, l’Union des producteurs agricoles de l'Estrie a assisté à l'assemblée dans le but d'informer ses membres sur ces enjeux nuancés.
Un changement démocratique
Le RVEQ tient à souligner qu’il n’est pas contre l’énergie éolienne. Ses membres militent plutôt pour que le changement vers l’énergie renouvelable opère de façon démocratique, durable et transitoire.
Le regroupement demande la tenue d'un bureau d’audience publique en environnement générique sur la filière éolienne.
Les projets éoliens présentement en développement n'ont rien à voir avec les premiers projets qui ont eu lieu en Gaspésie. Ce sont des éoliennes trois fois plus grosses. Les normes n’ont pas été modifiées pour autant, mentionne la coordonnatrice du RVEQ, Louise Morand.

Louise Morand est coordonnatrice du Regroupement vigilance énergie Québec
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
Le RVEQ déplore également que la nouvelle réglementation instaurée par la Coalition Avenir Québec ouvre la porte à des promoteurs privés.
Une cohabitation envisageable
Hydro-Québec a souligné l'importance de l'acceptabilité sociale avant qu’un nouveau projet se concrétise. Bien qu'il n'y ait aucun projet de parc éolien confirmé en Estrie, un appel de projets se termine début 2027.
Hydro-Québec rappelle que les MRC et les communautés autochtones peuvent être partenaires, et même au cœur des décisions entourant les parcs éoliens.
La société d’État réitère que les agriculteurs peuvent bénéficier de compensations financières d'environ 43 000 dollars annuellement, et ce, même si les répercussions sont minimes et connues.
Pour ce qui est du milieu agricole spécifiquement, Hydro-Québec estime que la cohabitation avec les terres agricoles est tout à fait possible. Cette cohabitation existe déjà, autant ailleurs dans le monde qu’au Québec, affirme la porte-parole chez Hydro-Québec, Paule Veilleux-Turcotte.
En avril dernier, Hydro-Québec a conclu une entente de principe avec l'Union des producteurs agricoles afin de mieux encadrer les projets éoliens en milieu forestier et agricole.
L’entente a aussi pour objectif de refléter davantage la réalité sur le terrain.


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