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Une ancienne chroniqueuse de «Touche pas à mon poste» condamnée à 18 mois de prison

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Laure-Alice Bouvier

Laure-Alice Bouvier C8 / Capture d'écran

Laure-Alice Bouvier, autrefois très active sur les plateaux de télévision et notamment «TPMP» face à Cyril Hanouna, ne peut plus exercer son métier d’avocate. La justice lui reproche d’avoir obtenu illégalement des informations confidentielles.

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De février 2022 et jusqu’à la fermeture de C8 et l’arrêt définitif de «TPMP» en juin 2025, Laure-Alice Bouvier faisait partie de la bande de chroniqueurs de Cyril Hanouna. Avocate au barreau de Paris, elle était souvent invitée afin d’apporter son expertise sur des affaires judiciaires très médiatisées. Amatrice des caméras, elle était aussi apparue sur NRJ dans l’émission de Jean-Marc Morandini, «Crimes et faits divers» puis à de multiples reprises dans des débats sur CNews. Seulement, en août 2025, l’avocate a été condamnée à «18 mois d’emprisonnement avec sursis, 3 ans d’interdiction de l’activité professionnelle d’avocat, 3 ans d’inéligibilité et 3 ans de privation d’exercer des fonctions juridictionnelles».

La justice lui reproche d’avoir obtenu et utilisé, sans y être autorisée, des informations confidentielles provenant de Cassiopée, la base de données du ministère de la Justice qui recense les procédures pénales. Elle aurait eu accès à ces données grâce à sa relation avec Laurent M., alors secrétaire du procureur de Nancy, qu’elle avait rencontré sur Instagram en 2022. Ces informations, normalement réservées aux professionnels de la justice, lui auraient ensuite servi dans plusieurs affaires, notamment pour se renseigner sur les parties adverses ou suivre l’évolution de certaines procédures.

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Très active sur les réseaux sociaux, cette notoriété l’aura finalement menée à sa perte. «Désormais, quand on tape mon nom sur Internet, on pense que je suis un escroc de haut vol», regrette-t-elle auprès du journal Le Parisien qu’elle a elle-même sollicité afin de s’exprimer pour que «les gens sachent qui je suis et comprennent pourquoi j’ai agi comme je l’ai fait», explique cette femme de 40 ans dont la carrière a volé en éclat.

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Elle se justifie aujourd’hui en assurant qu’on «n’apprend pas ce qu’est Cassiopée à l’école des avocats». Même si elle reconnaît une certaine forme de «naïveté» de sa part, elle maintient que son seul objectif en utilisant ces informations était de «bien faire mon travail [...] et défendre mes clients». «Si j’avais su que je n’avais pas le droit d’avoir accès à ces informations, je n’en aurais pas fait mention dans mes conclusions», ajoute-t-elle enfin.

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