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Kyle Ronald Hameluck, un voyeur récidiviste résidant à Saskatoon, se retrouve à nouveau en détention provisoire. Samedi dernier, seulement quelques heures après avoir quitté la prison provinciale, il a été arrêté par les autorités pour avoir enfreint les modalités strictes de sa libération.
Hameluck a comparu brièvement par vidéoconférence devant la Cour provinciale de Saskatoon mardi matin, depuis le centre correctionnel de la ville.
Selon les dossiers judiciaires, il aurait été appréhendé samedi, vers 19 h, dans le secteur de la 1re Avenue, pour avoir eu en sa possession un téléphone cellulaire.
Pourtant, ses conditions de libération étaient claires : il lui était formellement interdit de posséder ou d'utiliser tout appareil capable de prendre des photos ou d'enregistrer des vidéos. Il devait également respecter un couvre-feu strict entre 21 h et 6 h du matin dans une résidence approuvée.
Quelques jours avant sa sortie prévue, le Service de police de Saskatoon avait pris la mesure exceptionnelle de publier une alerte publique.
Accompagnée d'une photo et d'une description détaillée des tatouages de l'individu, l'alerte invoquait un principe de prudence et une préoccupation marquée quant au risque élevé de récidive de Hameluck.
Des antécédents de crimes invasifs
Le passé criminel de Kyle Hameluck est marqué par une escalade de comportements déviants. En octobre 2025, il avait été condamné à près de trois ans de prison après avoir plaidé coupable à 25 chefs d'accusation. Il avait alors admis avoir filmé et photographié secrètement des femmes à travers les fenêtres de leur chambre ou de leur salle de bain du côté est de la ville.
Lors de ce procès, la juge Krista Zerr avait souligné la gravité des traumatismes subis par les victimes. Celles-ci avaient témoigné souffrir d'hypervigilance, d'insomnie et d'une perte totale de leur sentiment de sécurité.
Avant cette condamnation, Hameluck avait déjà plaidé coupable en 2020 à 38 chefs d'accusation concernant 25 femmes, des actes commis alors qu'il était déjà en probation pour des délits similaires datant de 2017.
Un cycle difficile à briser
Malgré des peines de prison répétées, le port d'un bracelet électronique par le passé et des ordonnances de thérapie, l'homme n'a pas cessé ses activités.
Des experts, comme le professeur de psychologie Mark Olver, avaient déjà souligné la difficulté de traiter ce type de déviance sexuelle, notamment lorsque le délinquant tend à normaliser son comportement.
Kyle Ronald Hameluck demeure en détention en attendant la suite des procédures liées à cette nouvelle accusation de non-respect des conditions.
Avec les informations de Hannah Spray


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