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HOCKEY. Pour une deuxième année consécutive, Yanick Lemay revient du tournoi de la coupe Hlinka-Gretzky avec une médaille autour du cou. À la seule différence que cette fois-ci, le précieux objet est en or plutôt qu’en bronze.
En finale de cette compétition disputée à Edmonton au cours des derniers jours, l’équipe canadienne des moins de 18 ans a infligé un revers de 8-1 aux États-Unis. La formation unifoliée a connu un séjour parfait en sol albertain, demeurant invaincue en cinq sorties.
De retour à Drummondville, Yanick Lemay a exprimé sa fierté devant l’exploit réalisé par Hockey Canada. Le directeur général des Voltigeurs faisait partie du groupe de gestion du programme d’excellence de la fédération canadienne.
«On avait un groupe de joueurs, d’entraîneurs et de staff vraiment spécial, a raconté Yanick Lemay en entrevue téléphonique. On a rencontré un peu d’adversité au début. Durant le camp, ça a été un peu plus difficile qu’on pensait de trouver les bonnes combinaisons. Après ça, on a activé les bons boutons et nos jeunes ont vraiment répondu.»
Yanick Lemay. (Photo : Voltigeurs)Cherchant à rebondir après des résultats en deçà des attentes sur la scène internationale au cours des deux dernières années, notamment chez les moins de 20 ans, Hockey Canada a entrepris un retour aux sources en vue de ce tournoi.
«On voulait revenir à la façon canadienne de jouer, celle qui nous a apporté tellement de succès dans le passé, a expliqué Yanick Lemay, en dressant un parallèle avec le style de jeu des Voltigeurs. On voulait revenir à l’identité d’une équipe difficile à affronter. On voulait être axés sur la rapidité, le travail et le niveau de compétition. On savait qu’on avait un groupe de joueurs très talentueux, mais on voulait les amener à en faire plus. Ça ne prend pas de talent pour bloquer un tir, pour finir une mise en échec ou pour donner un deuxième effort.»
Se sacrifier pour la cause
La mission des dirigeants de Hockey Canada consistait donc à convaincre ces athlètes âgés de 16 ou 17 ans provenant des quatre coins du pays de se dévouer corps et âme pour l’intérêt commun.
«Ce sont des jeunes qui ont tous des rôles très importants à jouer dans leur équipe respective, a fait observer Yanick Lemay. Alors que tu es habitué de jouer dans le top six et sur le premier avantage numérique, tu peux te ramasser sur la quatrième ligne, sans unités spéciales ou encore jouer en désavantage numérique. Ça prend de l’humilité.»
«Il faut accepter le fait que tu sois parmi les meilleurs de ton groupe d’âge au Canada, a ajouté l’homme de hockey de 52 ans. Vous pouvez être fiers de ça, mais maintenant, il faut être prêts à se sacrifier pour la cause. Nos jeunes ont vraiment embarqué là-dedans.»
The golden moment. 🇨🇦
Le moment en or. 🇨🇦#HlinkaGretzkyCup | #CoupeHlinkaGretzky pic.twitter.com/I6HDhFeWGn
— Hockey Canada (@HockeyCanada) August 9, 2026
Selon Yanick Lemay, la formation canadienne est parvenue à s’améliorer d’une journée à l’autre durant cette compétition. En demi-finale, la troupe de l’entraîneur-chef Ryan Oulahen est venue à bout de la Finlande au compte de 6-3.
«On n’a pas joué un mauvais match, mais on n’a pas joué un grand match non plus, a affirmé Yanick Lemay. Je pense que les jeunes étaient un peu tendus. Il faut apprendre à vivre ces émotions-là. Je pense qu’ils ont réalisé à quel point ils étaient bons, qu’il fallait juste jouer et faire confiance aux personnes à côté de toi et faire confiance au système.»
En finale, les Canadiens ont offert une performance sans bavure face aux champions en titre de la compétition.
«J’ai senti nos joueurs plus confiants, en contrôle et calmes, a lancé Yanick Lemay. Dès la mise au jeu initiale, il n’y a jamais eu de doute. On n’a jamais regardé en arrière. On a joué une finale presque parfaite dans l’exécution et dans la façon dont on voulait jouer.»
Un précieux bagage
L’un des trois gardiens ayant pris part au camp de sélection, Mathys Fortin a finalement été retranché par l’équipe canadienne. Selon Yanick Lemay, le jeune porte-couleurs des Voltigeurs ressort grandi de cette expérience.
Mathys Fortin. (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)«Il se retrouvait parmi les trois meilleurs gardiens de son groupe d’âge au pays. Les trois ont connu un très bon camp. Ça a été une décision difficile à prendre. Les deux autres gardiens avaient plus de vécu avec le groupe de Hockey Canada. Ils partaient peut-être avec une longueur d’avance, mais Mathys n’a pas à rougir de sa performance.»
Le portier des Voltigeurs a notamment eu l’occasion de disputer un match hors-concours face à la Suède, concédant un but sur dix tirs en 30 minutes de jeu.
«Il a été vraiment très bon. Je suis tellement fier de lui! Quand on regarde tout le chemin que Mathys a parcouru dans la dernière année, il est rendu complètement ailleurs. J’ai zéro doute qu’il va avoir d’autres opportunités avec Hockey Canada et chez les Voltigeurs dans les prochaines années. C’est un jeune exceptionnel», a conclu Yanick Lemay, qui a également participé aux succès canadiens lors du Défi mondial des moins de 17 ans en 2024.


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