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Un syndicat a déposé une plainte auprès de la Commission du travail de la Nouvelle-Écosse, affirmant que le développeur de jeux vidéo Ubisoft devrait être sanctionné pour sa décision prise la semaine dernière de fermer son studio d'Halifax.
La section canadienne du Syndicat des communications d'Amérique (SCA) accuse Ubisoft, dont le siège social est situé à Paris, d'avoir fermé le studio et supprimé 71 emplois afin d'empêcher la syndicalisation d'une grande partie des employés du bureau.
Cette fermeture soudaine a été annoncée trois semaines après que le SCA Canada a été certifié pour représenter 61 employés d'Ubisoft à Halifax, dont la plupart travaillaient sur une version mobile de la franchise la plus connue de la société : Assassin's Creed.
Restructuration ou syndicalisation?
Ubisoft a balayé l'idée que la fermeture était liée à la campagne syndicale, affirmant que les véritables raisons étaient la baisse des revenus et une restructuration mondiale de l'entreprise, en cours depuis deux ans.
SCA Canada a publié mercredi une déclaration affirmant que cette décision soudaine avait pris les employés par surprise, contrairement aux réductions d'effectifs annoncées précédemment, qui avaient été précédées d'un préavis et de la communication d'états financiers.
Le syndicat affirme qu'il continuera à se battre pour obtenir de meilleures indemnités et de nouveaux emplois pour les personnes licenciées le 7 janvier.
Ubisoft a reçu 12 millions $ provenant des contribuables de la Nouvelle-Écosse pour former une génération de talents et développer une industrie technologique, a déclaré Carmel Smyth, présidente de SCA Canada. Aujourd'hui, l'entreprise s'en va sans même présenter d'excuses.
Le syndicat a indiqué que ses avocats avaient contacté Ubisoft la semaine dernière pour exiger des informations relatives à l'argument des difficultés financières de l'entreprise comme seule raison de la fermeture.
Sanctions insuffisantes, selon le syndicat
Il est illégal d'empêcher les travailleurs de se syndiquer au Canada, mais les sanctions légères infligées aux employeurs ne suffisent pas à mettre fin à cette pratique, a fait valoir Mme Smyth. Les sanctions devraient refléter la réalité du harcèlement intentionnel exercé par les entreprises.
Le syndicat estime que les commissions du travail devraient avoir le pouvoir d'obliger les employeurs à rouvrir pendant un an et à aider les employés à trouver un autre emploi, ou à verser aux travailleurs licenciés trois ans de salaire.
SCA Canada se décrit comme le seul syndicat canadien consacré entièrement aux médias, avec 6000 travailleurs à CBC/Radio-Canada, à La Presse canadienne, dans les journaux, les entreprises technologiques, les médias numériques, les jeux vidéo et d'autres entreprises.


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