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Dans le cadre de la Semaine de sensibilisation au trouble développemental du langage, l'organisme TDL Saguenay–Lac-Saint-Jean a organisé un squat-o-thon samedi. Cette initiative visait à faire comprendre les difficultés vécues au quotidien par les personnes touchées par ce trouble.
Pour chaque squat effectué, un dollar a été versé à l'organisme. La directrice générale, Désirée Blain, espère ainsi faire tomber les préjugés. Elle souhaite offrir un meilleur accompagnement aux personnes touchées par un trouble développemental du langage (TDL).

L'événement s'est déroulé au centre d'entraînement fonctionnel CF 2342 à Jonquière.
Photo : Radio-Canada
7 % de la population a un TDL et très peu connaissent le TDL, parce qu'on a beaucoup changé d'appellation dans les dernières années. Il y a eu dysphasie, trouble primaire du langage et audimutité. Donc, c'est difficile de faire connaître le TDL, très peu le connaissent, a indiqué la directrice de TDL Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Les fonds récoltés iront directement soutenir la mission de l'organisme. Samedi, vers 18 h, environ 5000 dollars avaient été amassés.
Pour la pérennité des activités et de l'organisme, on doit trouver du financement. C'est aussi une belle occasion pour faire bouger nos membres et de faire connaître l'organisme.
Des dizaines de personnes ont participé à l’événement, dont Dalia et sa famille. La jeune fille de 8 ans apprend à vivre avec un trouble développemental du langage. Il est donc plus difficile pour elle de communiquer, mais aujourd'hui, rien ne l'arrête, comme l’explique sa mère, Roxanne Tremblay.
J'ai quatre filles à besoins particuliers, dont notre poulette Dalia, qui participe pour sa deuxième année au squat-o-thon. On est quotidiennement avec le regroupement TDL, qui nous prépare de belles activités. Alors, c'est important pour nous de remettre ce qui nous a été offert, a-t-elle souligné.

La jeune Dalia (troisième à partir de la droite) était accompagnée de sa famille et d'amies pour participer au squat-o-thon.
Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc
Mais derrière les squats, il y a aussi un défi qui va bien au-delà de l'effort physique.
Dans un premier temps, nos membres devaient vendre les squats à leur famille, à leur entourage. C'est une prise de parole. On les fait sortir de leur zone de confort et se dépasser, parce que ce n'est pas facile de vendre des trucs. Dans un deuxième temps, c'est de s'engager à venir et en troisième, c'est de bouger. En développant leur motricité fine, la coordination peut être un facteur qui a un impact sur TDL, donc c'est tout un défi, a expliqué Désirée Blain.
Dalia a réussi à vendre 700 squats à sa famille, qui a gentiment fait cet effort physique pour l’encourager et l’aider à poursuivre son cheminement.


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