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Un retard de chantier coûtera 1,6 M$ à la SÉMER

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Le biogaz produit à l'usine de biométhanisation de Cacouna devrait pouvoir alimenter le réseau du distributeur gazier Énergir dès la mi-juin. Or, un retard de chantier d'Énergir contraint la SÉMER à éponger une facture additionnelle de 1,6 million de dollars, selon la documentation consultée par Radio-Canada.

Pendant un an, la Société d’économie mixte et d’énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup (SÉMER) devra injecter le gaz dans un poste temporaire, situé à Sainte-Claire-de-Bellechasse, en attendant la mise en service d'infrastructures permanentes, à Saint-Flavien, en juin 2027.

Or, faire transiter le gaz via le poste temporaire coûtera au final 1,6 million de dollars supplémentaires à la société d'énergie par l’intermédiaire d’un tarif prélevé à la réception du gaz naturel renouvelable liquéfié par Énergir.

Il fallait aller de l'avant, selon la SÉMER

Malgré ce coût, pour le président de la SÉMER et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, il est primordial de produire et de livrer le biogaz dès que possible.

On n’avait aucun intérêt à retarder d’un an la production et à retarder les atteintes économiques de la SÉMER.

Selon le cadre réglementaire de la Régie de l’énergie, les frais de raccordement au réseau d’Énergir sont à la charge du producteur.

Les installations, les infrastructures qui doivent être construites pour permettre à un producteur comme la SÉMER d’injecter son GNR sont à sa charge. C’est le cadre réglementaire qui a été décidé par la Régie de l’énergie il y a plusieurs années, précise le directeur exécutif, approvisionnement gazier et développement gaz renouvelables pour Énergir, Vincent Regnault.

Lorsque la SÉMER devra se raccorder aux infrastructures permanentes d'Énergir à Saint-Flavien, elle devra débourser des sommes supplémentaires.

Le retard de construction de cette station de réception de gaz est attribuable, d’après les informations transmises par Énergir, aux résultats des études géotechniques. On a découvert un certain nombre de choses au niveau du sol qui exigent des travaux qui sont plus longs que ce qui avait été originalement envisagé, complète Vincent Regnault.

Selon le président de la SÉMER, Michel Lagacé, le site temporaire de Sainte-Claire-de-Bellechasse comble les attentes de son organisation. L’entente a été conclue à la satisfaction des deux parties, souligne-t-il. Le début des livraisons de GNR-L en provenance de l’usine de biométhanisation de Cacouna est prévu le 16 juin 2026.

Michel Lagacé

Le président de la Société d'économie mixte et d'énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel

Arrêter de brûler le gaz

La SÉMER produit du biogaz depuis 2015 à son usine de Cacouna, mais il est brûlé par une torchère pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Il n’y a aucun avantage économique à continuer à brûler le biogaz. Surtout que là, comme disait M. Fitzgibbon, ‘’la patente’’ va marcher. À partir du moment où on produit du GNL, on doit avoir un lieu d’injection, ajoute le président de la SÉMER.

Le brûlage du gaz par une torchère.

Le biogaz produit par la SÉMER est brûlé pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel

En 2023, le gouvernement du Québec avait annoncé une aide financière de 7 millions de dollars à la SÉMER afin de lui permettre de moderniser son usine de biométhanisation de Cacouna.

Son objectif est de produire du gaz naturel renouvelable liquéfié à partir des matières organiques résiduelles et de vendre cette ressource pour en tirer des revenus.

La SÉMER est détenue à 30 % par la Ville de Rivière-du-Loup, 30 % par la MRC de Rivière-du-Loup, 25 % par l’entreprise Biogaz RDL, une filiale d'Hydroméga et 15 % par Terix-Envirogaz. Elle est donc détenue à 60 % par des entités publiques et à 40 % par des compagnies privées.

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