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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Le hockey sonore vient de franchir une étape importante en Atlantique. Ce week-end s’est tenue la première édition du Tournoi régional de l’Est canadien de hockey sonore, au Colisée de Moncton.
Ce sport est pratiqué par des sportifs dont le niveau de vision va de la cécité légale — soit environ 10 % de vision — à la cécité totale.
La différence majeure entre un match de hockey régulier et un match de hockey sonore, c’est la rondelle. Elle est plus grosse, est fabriquée en métal, et a un grelot en son centre.
Les règlements sont les mêmes qu’au hockey traditionnel, sauf qu’une passe en zone adverse doit être faite avant de marquer un but. Les filets sont plus bas.
Le tournoi de ce week-end, organisé par l’association Canadian Blind Hockey pour la Journée du hockey au Canada, a aussi donné à ce sport une visibilité nationale.

Les participants du tournoi.
Photo : Radio-Canada / Francois LeBlanc
Simon Richard, membre du comité organisateur, évolue aussi pour l’équipe nationale canadienne de Canadian Blind Hockey.
Résident de Moncton, il fait partie du club local des See Cats, dont les joueurs ont sauté sur la glace en fin de semaine.
Le hockeyeur indique que l’un des objectifs de l’équipe était de montrer qu’il est possible de jouer au hockey, ou à d’autres sports, malgré un handicap visuel.
C’est sûr qu’il y a tout le temps des challenges à travers la vie, mais il ne faut pas s’arrêter. Si tu as une passion pour un sport, puis tu veux l’essayer, essaye-le!, dit-il. Il y a tout le temps des possibilités.
On compte 20 clubs de hockey sonore au Canada. En 2010, il n’y en avait que trois.
Ça se développe pas mal bien, note Simon Richard. Le but ultime, ça serait de se rendre aux Jeux paralympiques d’hiver.
Une visibilité pour le hockey sonore
Au total, une trentaine de joueurs des provinces de l’Atlantique ont participé au tournoi et ont été répartis en quatre équipes.
On a 10 à 12 joueurs avec notre club local, See Cats, et tout le monde a vraiment eu leur moment à travers cette fin de semaine, dit Simon Richard. De jouer à la maison, c’est vraiment spécial pour tout le monde. Ça n’arrive pas tous les jours.
L’un des joueurs, Denis Le Blanc, est âgé de 46 ans et atteint d’aniridie. Il fait du hockey sonore depuis cinq ans. Il adore le format.
La rondelle est plus grosse, il y a des cloches. On peut l’écouter en plus de la voir. C’est beaucoup plus facile à localiser la puck sur la glace, dit-il.

Une rondelle de hockey traditionnelle (à gauche) et une rondelle de hockey sonore (à droite)
Photo : Radio-Canada
Un autre joueur, Jonathan Trzop, 22 ans, est défenseur avec l’équipe nationale et membre des See Dogs. Il a grandi dans une famille de hockey et n’a pas laissé la rétinite pigmentaire l’éloigner de son sport préféré.
Jonathan Trzop s'émerveille d’avoir joué au Colisée de Moncton en fin de semaine. C'est le même aréna où il a assisté aux matchs des Wildcats de Moncton quand il était plus jeune.
C’est toujours motivant de sortir sur la patinoire, explique-t-il. Je vais être déterminé. Je vais me pousser, puis je vais essayer d’avoir une carrière dans le hockey sonore.
C’est l’équipe des Jaunes, dont Denis Le Blanc fait partie, qui a remporté ce premier tournoi.
D'après le reportage de François Le Blanc


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