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La Première Nation dakota de Whitecap a organisé son premier camp de chasse pour les adolescents. L’homme à l'origine de l’initiative, Venn Morin, espère ainsi offrir des compétences qui serviront à préserver la culture autochtone de la région.
L'événement que j'organise pour les jeunes de 12 ans, c'est un peu comme un rite de passage chez les peuples autochtones. On commence à chasser davantage et à acquérir ces compétences, explique Venn Morin, qui veut offrir l'occasion qu’il a eue plus jeune.
À l’âge de 12 ans, Venn Morin a appris les rudiments de cette partie importante de sa culture lors de son premier voyage de chasse. Le plus difficile, c'était simplement d'apprendre à écouter sans faire trop de bruit ni demander de rétroactions de mon côté, se souvient-il.
En prenant de l’âge, l’homme a quitté la chasse avant que la paternité ne l'y ramène, ce qui a eu des bienfaits sur sa santé mentale.
J'ai deux garçons et je voulais leur transmettre des compétences essentielles. Vivre au contact de la nature, ce sont des compétences qui se perdent.
Ce premier camp a pour but de permettre aux jeunes de découvrir les sacs de couchage, un feu de camp et les s’mores.
Je ne veux pas pousser les enfants à vivre dans des conditions aussi rudimentaires que celles que j'ai connues. Je suis à l'aise dans ces conditions, mais nous essayons de ramener les enfants à vivre de la terre et de leur donner envie de le faire, affirme Venn Morin.
Interrogé sur quel aspect de la cabane à chasse il préfère, Axel, un élève en 6e année, répond tout simplement : La chasse.
Importance pour la culture
Venn Morin souligne que l’enseignement de la chasse est important pour la culture de la Première Nation.
Je ne fais que les ramener aux traditions ancestrales. C'est un lien très profond qui nous unit, nous et les peuples autochtones, que d'aimer chasser sur nos terres, là d'où nous venons, explique-t-il. Tout le processus que cela touche, le respect de la nature, de l'animal et de soi-même, je suppose.

Clayton Sylvester et Steven Daigneault apprennent aux élèves de 6e année de l'École communautaire dénée Birch Narrows à tendre une peau d'orignal sur un séchoir.
Photo : Fournie par Keetah Montgrand
Keetah Montgrand, qui offre des cours inspirés de la terre à l’École communautaire dénée Birch Narrows, à Turnor Lake, se base sur un programme permettant aux élèves de 6e année de passer du temps dans une cabane et de les initier à la chasse avec des aînés.
Avoir grandi au sein de cette communauté, aller dans la nature avec ma famille et avec l’école a toujours occupé une place importante dans ma vie, indique Keetah Montgrand.
Les élèves ont la possibilité de se rendre au chalet de Frobisher Lake en automne et en hiver pour découvrir différentes saisons de chasse. En automne, ils se concentrent sur la chasse à l’orignal, la pêche et la cueillette de baies, tandis qu’en hiver ils s’adonnent au trappage et à la pêche sur glace.
Avec les informations d'Emma Stuart-Kiss


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