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Les quelque 175 employés municipaux syndiqués des Îles-de-la-Madeleine bénéficient désormais d’une nouvelle convention collective. Ils ont majoritairement voté en faveur d’un nouveau contrat de travail, dimanche, mettant fin au conflit de travail.
Le vote a eu lieu près d’une semaine après la conclusion d’une entente de principe, intervenue lundi soir. Un conciliateur venait tout juste d'être désigné et une deuxième séquence de grève devait s'entamer à ce moment.
La question monétaire était au cœur du litige entre les deux parties.
Alors que le syndicat réclamait à l’origine une hausse salariale de 22 % sur 5 ans, l’organisation explique s’être entendue avec l’employeur sur des augmentations salariales de 18,5 % pour la même période. De cette proportion, 4,5 % des hausses sont rétroactives au début de l’année 2025 et 4 % au 1er janvier 2026.
La partie patronale calcule plutôt que l’augmentation prévue au budget de l’administration municipale se chiffre à 17,5 % sur 5 ans puisqu’une partie de celle-ci n’est en vigueur que sur une période de 6 mois.

Les employés municipaux manifestent lors d'une journée de grève, le 29 juin. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté de la CSN
Le syndicat indique également que ses membres auront notamment accès plus rapidement à davantage de semaines de vacances. De plus, les primes de soir et de nuit ont été bonifiées.
La Municipalité précise quant à elle qu’aucune prime d’éloignement comme celle de deux dollars l’heure que revendiquait la partie syndicale n’est toutefois incluse dans l’entente. C’est vraiment une question d’équité, lance le maire Antonin Valiquette, qui juge que tous les Madelinots et Madeliniennes assument des frais découlant de la situation d’insularité des Îles.
Les deux parties satisfaites
Dans un communiqué acheminé lundi matin, le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN s’est dit satisfait de l'issue des pourparlers, disant avoir obtenu un règlement à la hauteur de ceux des autres Villes en Gaspésie.
La partie syndicale est heureuse des avancées faites. Nous sommes parvenus à préserver nos emplois et à mettre un frein à la sous-traitance de nos services publics, tout en nous entendant sur une structure salariale plus attrayante. C’est gagnant pour tout le monde, fait valoir le président du syndicat, Gilles Turbide.
La vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé, estime quant à elle que les employés municipaux peuvent être fiers de leur mobilisation. Personne ne voulait une deuxième séquence de grève. Mais il fallait s’entendre sur des augmentations salariales qui permettront aux employé-es des Îles de faire face à l’augmentation du coût de la vie, affirme la dirigeante syndicale.
La Municipalité juge quant à elle l’entente raisonnable et responsable. Ça respecte le cadre financier et la capacité de payer de l’organisation municipale et ça permet d’offrir des conditions avantageuses en lien avec les défis de recrutement et de recrutement de main-d’œuvre, indique le maire Valiquette.

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Antonin Valiquette, souligne que les pourparlers se sont déroulés dans le respect, ce dont il se réjouit particulièrement. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
L’élu souligne que l’intervention du conciliateur a rapidement permis de réduire les écarts importants qui prévalaient entre les deux parties.
Les moyens de pression des syndiqués avaient forcé le report de certaines collectes de matières résiduelles.


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