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Un omnipraticien du Saguenay–Lac-Saint-Jean témoigne de la détresse vécue par de nombreux collègues. Un médecin au Groupe de médecine de famille (GMF) du Fjord, David Simard, constate que plusieurs d'entre eux font face à de l'épuisement professionnel.
D’après des données colligées par l'Institut canadien d'information sur la santé, (nouvelle fenêtre) un médecin de famille sur deux au Canada a indiqué que son travail était « très stressant ou extrêmement stressant ».
La situation est similaire au Québec, comme le confirme le Dr Simard. Selon lui, l’épuisement des médecins ne vient pas seulement de la charge de travail, mais aussi d’une souffrance morale.
On peut des fois finir notre journée et avoir l’impression d’avoir travaillé sans relâche, mais avoir l’impression qu’on n’en a pas assez fait quand même, faute de temps ou de ressources, confie-t-il à l'émission de C'est jamais pareil.
Il trouve difficile de devoir prioriser un patient par rapport à un autre chaque jour. M. Simard souligne qu'être confrontés à des situations de détresse quotidiennement joue aussi sur la souffrance émotionnelle des médecins.
À cela s'ajoutent les longs délais d’attente pour obtenir un rendez-vous auprès de spécialistes, déplore le médecin. Par exemple, il faut compter plusieurs mois avant de réaliser une échographie d’épaule et attendre jusqu’à deux ans pour un rendez-vous avec un orthopédiste, explique-t-il.
Annoncer des cancers, voir un jeune avec des idées suicidaires, voir un enfant qui vit de la négligence de sa famille, répondre à des patients quand on reçoit des résultats inquiétants, mais on n’a pas encore le diagnostic, énumère-t-il. C’est sûr que ça vient avec une certaine lourdeur.


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