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La municipalité de Kingsville pourrait bientôt avoir un laboratoire extérieur, qui permettrait d’étudier la décomposition des corps humains.
C’est un projet dont la professeure Shari Forbes, experte en médecine légale à l’Université de Windsor, travaille avec d’autres chercheurs pour la création de ce laboratoire qui serait le deuxième du genre au Canada, après celui de Trois-Rivières au Québec.
Pourquoi un projet d’une telle importance serait-il créé dans le sud-ouest? La candidate au doctorat en chimie et en biochimie à l’Université de Windsor, Frédérique Ouimet, explique que l’environnement joue un rôle très important quand il s’agit de la décomposition humaine.
« Si la température est plus élevée, si le taux d’humidité est plus élevé, tous ces facteurs là vont affecter la décomposition humaine. Donc, au Québec on a un climat très différent d’en Ontario. »Selon les scientifiques, ce laboratoire offrirait davantage d’opportunités d’apprentissage et de développement sur les meilleures méthodes de retrouver, récupérer et d’identifier les restes humains ainsi que pour déterminer la date et les circonstances du décès.


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