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Un habitant de Bourges a décidé de se tourner vers le tribunal administratif pour régler... son problème de chaudière.
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Par Laurent REBOURS Publié le 18 juil. 2026 à 18h00
Un juge du tribunal administratif d’Orléans (Loiret) a examiné, dans une décision d‘avril 2026 qui vient d’être rendue publique, la requête déposée par un justiciable qui était manifestement mécontent d’avoir été « invité » par le maire de Bourges (Cher) à réaliser « l’entretien courant » de son logement.
Invité par le maire à « réaliser l’entretien courant » du logement
Le requérant avait en effet écrit « un courrier » à la juridiction le 18 février 2026 : il avait transmis « différents documents » aux juges, et « notamment une lettre non datée » du maire (PS) Yann Galut, relate le juge dans une ordonnance en date du 1er avril 2026.
Le maire de Bourges – qui a été réélu lors des dernières élections municipales de mars 2026 – avait précisément « invité » son administré à « réaliser l’entretien courant » de son logement et à « solliciter son bailleur pour la vérification et la réparation éventuelle du système de production d’eau chaude« .
Mais « la juridiction est saisie par requête », commence par rappeler le juge en citant les dispositions du code de justice administrative (CJA). « La requête indique les nom et domicile des parties » détaille le texte. « Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. »
Une simple lettre transmise au tribunal
Or dans cette affaire le requérant « se borne à transmettre au tribunal une lettre (…) par laquelle le maire de Bourges (…) l’invite à solliciter son bailleur pour la (…) réparation éventuelle du système de production d’eau chaude et un courrier adressé aux services municipaux le 3 novembre 2025 », résume le magistrat orléanais.
« Toutefois, il n’a pas assorti cette transmission de la présentation de moyens et de conclusions« , constate-t-il.
« Une telle production, qui n’a pas été complétée ultérieurement, ne constitue manifestement pas une requête recevable. » La « requête » est donc « rejetée ».
G.F. (PressPepper pour actu Orléans)
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