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International 01/01/2026 14:34 Actualisé le 01/01/2026 15:49
Steeve Rouyar, un expert-comptable de 44 ans, avait été arrêté le 6 juin 2025 à Lomé en marge d’une manifestation.
Par Vincent Gibert avec AFP

Clément GADO / Pexels
Un Français était détenu au Togo depuis juin 2025. (photo d’illustration)
L’année débute bien pour Steeve Rouyar. Ce Français arrêté en juin au Togo en marge d’une manifestation, et accusé notamment d’« atteinte à la sûreté de l’État », a été libéré et est arrivé en France ce jeudi 1er janvier.
Une « décision de la justice togolaise » a permis sa libération, a précisé le ministère français des Affaires étrangères, sans faire de commentaire sur le fond de l’affaire, au motif qu’il s’agit « d’une affaire judiciaire individuelle ».
« Je suis libéré. Je vous remercie vous tous pour votre soutien », a écrit sur sa page Facebook Steeve Rouyar ce jeudi après-midi.
Cet expert-comptable de 44 ans, père de deux enfants, originaire de Guadeloupe et installé au Togo depuis novembre 2024, avait été arrêté le 6 juin dans la capitale togolaise.
Plus de 1 500 prisonniers graciés
Le parquet de Lomé avait dit qu’il faisait partie d’une cinquantaine de « manifestants » arrêtés ce jour-là, après une rare manifestation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest tenu d’une main de fer par Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 20 ans.
La jeunesse était descendue dans la rue pour protester contre l’arrestation de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et surtout la nouvelle constitution, qui permet au dirigeant togolais de se maintenir au pouvoir sans limite de mandats.
Un total de 1 511 prisonniers ont été graciés mercredi, a annoncé le conseil des ministres togolais dans un communiqué. C’est un acte courant en fin d’année de la part du président Gnassingbé. La liste des personnes graciées n’a pas encore été publiée.
« J’ai pu lui parler brièvement, j’ai pu échanger deux mots avec lui, pour lui demander de ne pas trop se presser pour pouvoir recommencer la vie. Parce qu’après sept mois dans une prison togolaise, ce n’est pas facile », a confié son père, Dominique Rouyar, à RFI.


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