NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’un des chefs de file de l’industrie aérospatiale canadienne, MDA Space, a inauguré vendredi un nouveau bâtiment à son usine de Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l’ouest de l’île de Montréal.
Avec cet agrandissement de 185 000 pieds carrés réalisé en moins de deux ans, l’entreprise, qui était déjà impliquée dans le développement du premier satellite canadien au début des années 1960, devrait doubler sa capacité de production. Elle sera désormais en mesure de livrer chaque année jusqu’à 400 satellites de sa gamme phare MDA Aurora.
Il s’agit d’un véritable coup d’accélérateur dans la stratégie de croissance de MDA Space, qui veut profiter de l’appétit mondial pour les satellites de pointe et des besoins grandissants des pays en matière de souveraineté numérique.
« Notre vision, c’est d’être un chef de file de l’industrie spatiale canadienne et mondiale. C’est pourquoi il nous fallait accroître nos capacités de production. C’était un impératif, si on veut jouer dans ce marché-là », explique le vice-président des systèmes satellitaires de MDA Space, Luigi Pozzebon, que Le Devoir a rencontré en marge de l’inauguration des nouvelles installations de l’entreprise.
De plus, en doublant sa capacité de production, MDA Space se donne les moyens de se positionner sur d’autres marchés, notamment dans le domaine militaire.
« Les contrats en défense s’en viennent »
Aujourd’hui, 98 % des activités de MDA Space s’inscrivent dans le domaine civil. Parmi ses principaux clients se trouvent Globalstar et Apple, aux États-Unis, Télésat et LightSpeed, au Canada. Mais l’entreprise se prépare à répondre aux besoins d’Ottawa, qui a prévu de dépenser plus de 80 milliards dans le secteur de la défense au cours des cinq prochaines années.
« Les contrats en défense s’en viennent, prévient M. Pozzebon. Le gouvernement a pour ambition d’acheter des satellites militaires, soit de communication, soit d’observation. »
Selon le vice-président de MDA Space, la défense est désormais « une nouvelle avenue » stratégique pour l’entreprise, qui mise pour 2026 sur un chiffre d’affaires compris entre 1,7 et 1,9 milliard de dollars. Et ce, après avoir enregistré un chiffre d’affaires record de 1,6 milliard en 2025.
« Ce n’était pas un marché qu’on lorgnait il y a cinq ans. Les projets de défense étaient là, mais ça prenait du temps pour qu’ils se matérialisent. Notre pipeline d’opportunités, c’était juste du commercial. »
En cinq ans, les temps ont changé, et avec eux les ambitions de MDA Space. D’autant plus qu’au-delà du domaine militaire, la demande est aussi grande de la part de nombreux pays, désireux de renforcer leur souveraineté numérique.
« On parle avec de plus en plus de pays qui veulent leur propre système de constellation, leur propre infrastructure de communication pour des raisons de souveraineté, explique M. Pozzebon. Ils ne veulent pas que leurs informations se propagent sur Starlink, par exemple. C’est la géopolitique qui force cette demande-là, même dans le civil. »
Encourager le double usage, civil et militaire
Présente à l’inauguration, la présidente de l’Agence spatiale canadienne, Lisa Campbell, salue la stratégie de MDA Space, qui vient, selon elle, renforcer le positionnement du Canada dans un secteur très concurrentiel. D’autant plus dans un contexte mondial où le spatial est en train de prendre de plus en plus de place, notamment à des fins militaires.
Mme Campbell voit d’ailleurs d’un très bon œil la place faite au domaine spatial dans la nouvelle stratégie industrielle de défense du gouvernement fédéral. Parmi les priorités d’investissement d’Ottawa figurent en effet la surveillance de l’Arctique et l’amélioration des capacités canadiennes dans le domaine de l’aérospatiale.
« Ce qui nous rend très heureux, dans cette stratégie, c’est que l’espace est inclus dans les capacités souveraines. On reconnaît qu’on en a besoin pour notre pays, explique-t-elle au Devoir. Également, en tant que seul membre non européen, on a réalisé en novembre un investissement de plus de 500 millions de dollars dans les programmes de l’Agence spatiale européenne. Cet investissement a été réalisé dans le cadre de la stratégie industrielle, parce que les capacités spatiales sont à double usage [civil et militaire]. »
La présidente de l’Agence spatiale canadienne rappelle d’ailleurs que les satellites de la Constellation Radarsat sont déjà utilisés à moitié dans le domaine militaire.
« Ce qu’on constate, c’est que les besoins de la défense dans le domaine spatial sont en croissance. Avant, il y avait trois domaines : le terrestre, le maritime et l’aérien. Aujourd’hui, on ajoute le spatial. On l’a vu en Ukraine, le spatial est aussi, malheureusement, un domaine où on fait la guerre. »
Ensemble, soutenons la réflexion
Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.


1 month_ago
40

























.jpg)






French (CA)