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Un enfant de l'école primaire Bon-Pasteur de Grande-Rivière a été transporté à l'hôpital, mardi, après avoir consommé un bonbon « contenant une substance non autorisée ».
L'événement est survenu au moment où l'enfant était sous la responsabilité des autorités scolaires. Selon le Centre de services scolaire (CSS) René-Lévesque, l’enfant aurait consommé le bonbon sans savoir qu’il pouvait contenir une substance dangereuse.
Dans une lettre envoyée aux parents mercredi, la direction de l'école Bon-Pasteur dit être intervenue immédiatement auprès des élèves et des parents concernés dès qu’elle a été informée de la situation.

L'enfant pris en charge par l'école lorsqu'il a subi un malaise. (Photo d'archives)
Photo : Facebook
Le CSS René-Lévesque a refusé la demande d'entrevue de Radio-Canada dans le dossier. Par courriel, l'organisation confirme qu'elle a également impliqué la Sûreté du Québec (SQ) et la Direction de la protection de la jeunesse dans le dossier.
Selon le CSS, il s'agit d'un événement isolé qui est pris très au sérieux. L'organisation affirme que personne n'était au courant d'une situation concernant des bonbons contenant des substances non autorisées avant l'événement de mardi.
Nous comprenons que cette situation puisse susciter des inquiétudes, peut-on lire dans la lettre envoyée aux parents par la direction de l’école Bon-Pasteur.
Nous vous encourageons à discuter avec votre enfant des risques liés à la consommation de substances inconnues et à lui rappeler de ne jamais accepter ni partager des aliments ou bonbons dont l’origine est incertaine.
Le CSS René-Lévesque indique qu’il poursuivra ses actions de sensibilisation et de prévention.
De son côté, la SQ précise avoir pris les mesures nécessaires dans cette affaire. Le corps policier mentionne que les informations qui ont été transmises en lien avec ces événements sont prises au sérieux et qu'elles seront analysées par les autorités compétentes.
Pour des raisons de confidentialité, la SQ refuse de confirmer si des analyses sanguines de l'enfant ont été prélevées pour connaître la substance contenue dans le bonbon.
Attention aux intoxications accidentelles
La Direction de santé publique Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine appelle elle aussi à la prudence quant aux aliments qui peuvent contenir des substances illicites.
La vigilance est particulièrement de mise pour les friandises pouvant être attrayantes pour les enfants, par exemple des jujubes contenant du cannabis. C’est ce qui fait que c’est plus à risque pour les enfants d’avoir une intoxication accidentelle, rappelle Sophie Arsenault, agente de planification, programmation et recherche pour le volet substances psychoactives.
ll ne faut surtout pas laisser ce type de produits comestibles avec les autres aliments consommés au quotidien, avec lesquels ils pourraient être confondus.
Tous les produits de cannabis devraient être conservés dans un endroit sécuritaire, [...] comme nos médicaments. Tout ça devrait être entreposé hors de la portée des enfants, comme tout autre produit ménager dangereux.
Des intoxications comme celle rapportée dans ce texte causent rarement la mort, souligne Mme Arsenault. Ça peut être très désagréable, ça peut être potentiellement dangereux, d’autant plus chez les enfants, précise-t-elle néanmoins.

La Société québécoise du cannabis (SQDC) vend légalement certains produits comestibles, mais pas des bonbons. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Un enfant ayant consommé un produit contenant du cannabis pourrait présenter des nausées, des vomissements, de la confusion, des difficultés d'élocution, des pertes d’équilibre et de la somnolence. Dans de très rares cas, ça peut amener à des convulsions, ajoute Sophie Arsenault.
Cette dernière rappelle d’ailleurs que les visites à l’urgence et les appels faits dans les différents centres antipoison en lien avec des intoxications accidentelles au cannabis sont en augmentation au pays. Dans de nombreux cas, il s’agit d’enfants de moins de 12 ans.
Avec les informations de Philippe Arseneault


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