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Les femmes abénakises ont profité de la Journée internationale des droits des femmes pour souligner leur double combat : celui qu’elles mènent en tant que femmes et celui qu’elles mènent en tant que membres des communautés autochtones.
C’est un rassemblement d’échange, de partage et de réussite, explique Danielle Philibert, présidente administrative de l'organisme Femmes autochtones du Québec, nation abénakise.
C’était l’occasion de se réunir à Odanak avec des femmes de différentes communautés avoisinantes dans une atmosphère joyeuse afin de discuter et de raconter leurs expériences sur les réalités qui les concernent, notamment celles qui sont liées à leur profession.
Ce moment de partage se voulait inspirant pour les femmes de la communauté.
Parmi les participantes se trouvaient des cinéastes, des professeures et des juges, entre autres.
C’est toujours important, chaque jour, de se réunir entre femmes abénakises pour la transmission de nos savoirs fragiles, a confié l’enseignante Pascale O'bomsawin.
Cette activité a également servi de moment pour nourrir la mémoire collective. Dans la salle, des notes aux couleurs vives portaient les noms de femmes en guise d'hommage.

Plusieurs activités ont eu lieu sur place lors de ce dîner.
Photo : Radio-Canada / Abigaëlle Gladu
Chaque occasion de venir chez moi, c’est super important, et encore plus aujourd’hui dans le contexte du Jour de la femme et de célébrer ces grandes femmes abénakises qui nous ont précédés, a souligné la cinéaste Kim O'bomsawin.
Elle a entre autres réalisé le documentaire Je m’appelle humain, qui présente l’histoire d’un peuple multimillénaire aux côtés d’une femme libre qui a consacré sa vie à transmettre son savoir et celui de ses ancêtres.

Le repas pour ce dîner a été préparé par la cheffe autochtone Lysanne O’Bomsawin.
Photo : Radio-Canada / Abigaëlle Gladu
Afin de favoriser la poursuite des échanges dans une ambiance détendue et chaleureuse, la cheffe Lysanne O’Bomsawin (nouvelle fenêtre), propriétaire du Traiteur québénakis, a également préparé un repas qui a été offert gratuitement aux participantes.
Ce fut également le moment de saluer la mémoire des femmes qui les ont précédées, celles qui ont ouvert la voie à la dénonciation des injustices et à la reconnaissance de leurs droits.


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