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L’Université du Yukon dit s’être retirée des Jeux d’hiver de l’Arctique, faute d’une entente garantissant que les athlètes, les délégués culturels et les bénévoles pourraient franchir les lignes de piquetage.
Selon la présidente intérimaire de l’établissement, Shelagh Rowles, la dernière tentative pour obtenir une garantie durant les discussions entre les négociateurs de l’Université, du syndicat des employés et le conciliateur, lundi matin, a échoué.
La Société hôte des Jeux d’hiver de l’Arctique Whitehorse 2026 réclamait cette assurance.
On a l’obligation de créer un environnement sécuritaire et accueillant pour les participants des Jeux, explique Tracey Bilsky, présidente de la Société hôte.
Demander à des enfants de franchir des lignes de piquetage pour accéder à la nourriture et aux services médicaux des Jeux ne fait pas partie de cette vision.
Le campus Ayamdigut de l’Université devait accueillir notamment les services alimentaires, la polyclinique et le centre des opérations des Jeux, qui débutent le 8 mars à Whitehorse. Or, les négociations avec les 400 employés syndiqués sont dans l’impasse, le syndicat prévoyant des pressions dès le 2 mars.
L'Université a ainsi convenu avec la Société hôte des Jeux de résilier les contrats. La Société hôte déplacera tous les services hors du campus.

Le campus de l'Université du Yukon situé à Whitehorse.
Photo : Paul Tucker/CBC
Une décision regrettable
C'est une décision regrettable pour l’Université, dit Treacy Bilsky. Ces Jeux représentaient une occasion unique pour l’établissement de se faire connaître et d’accueillir jusqu’à 2000 futurs étudiants potentiels, âgés de 11 à 20 ans, sur le campus plusieurs fois par jour, poursuit-elle.
Cet héritage est désormais perdu, et je suis triste pour l’université, car c’est une occasion qui ne se présente qu’une fois tous les 10 à 20 ans.
Shelagh Rowles affirme que l’Université du Yukon est consciente d’avoir perdu une occasion en or.
La décision de se retirer a été horrible, affirme-t-elle, et elle s’attend à ce que ce soit accablant pour leurs employés.
Shelagh Rowles insiste sur le fait qu’il n’y a aucun désaccord avec la Société hôte. On travaille ensemble dans l'intérêt des enfants, poursuit-elle, ajoutant que ces Jeux d’hiver sont une occasion pour ceux-ci de se rassembler et de créer des amitiés.
D’autres plans bientôt dévoilés
La priorité de la Société était de protéger la planification des Jeux. Tracey Bilsky raconte que, dès que le conflit de travail s’est retrouvé à l'ordre du jour, elle a commencé à envisager d’autres options, tout en espérant une solution ou une garantie.
On avait besoin de clarté. Maintenant qu’on en a, on peut aller de l’avant, dit Tracey Bilsky.
Elle reconnaît que la nécessité de tout mettre sur place ailleurs représente beaucoup de travail pour le personnel et les bénévoles, mais se dit persuadée que le niveau de services prévu sera maintenu.
Elle dit d’ailleurs aux équipes et aux athlètes qu’ils n’ont pas à s’inquiéter.
On a de bons plans en place [...] et des personnes qui sont maintenant vraiment enthousiastes, car leur site qui n’était pas prévu à l’origine le sera désormais.
Tracey Bilsky assure que la suite des plans sera communiquée bientôt.
Shelagh Rowles affirme de son côté que l’Université a bon espoir de conclure un accord avec le syndicat des employés, dont la convention collective est échue depuis juin 2024.
Avec des informations d'Elyn Jones et de Tori Fitzpatrick


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