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Un climat d’inquiétude économique règne à La Tuque

3 month_ago 25

         

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Les incertitudes économiques liées à l’industrie forestière et à la fermeture d’une machine de production de papier de l’usine de Smurfit Westrock créent un climat d’inquiétude à La Tuque.

Le maire, Pierre Pacarar, n’a pas caché la situation en entrevue à Toujours le matin. L'annonce de Smurfit Westrock de fermer la machine numéro 4 de façon définitive, ça a vraiment ébranlé les gens, indique-t-il. Ça n’allait déjà pas bien avec les fermetures ou les arrêts temporaires de scieries. De voir une des deux machines de La Tuque être fermée, ça inquiète vraiment les gens.

L’annonce de l’entreprise le mois dernier s’accompagne de la perte de 30 emplois à La Tuque. Pierre Pacarar, qui a déjà dirigé l’usine, convient que c’est dévastateur comme nouvelle, mais il tente de se faire rassurant.

Si on peut y trouver un côté positif, c'est quand même 30 postes sur un total de 480, donc, même si c'est important, il reste que la grande majorité des emplois et de l'usine vont demeurer en fonction, ajoute-t-il. Mais, lorsqu'on perd une première machine, les gens ne peuvent pas faire autrement que de s'inquiéter et de penser : “Qu'en est-il pour la deuxième?”.

La pointe de l’iceberg

Le maire est préoccupé par les conséquences de cette annonce sur toute l'économie latuquoise. Il compare l’annonce de Smurfit Westrock à la pointe de l’iceberg.

C’est ce qu'on voit en surface, mais ce qu’on ne voit pas, c'est le nombre de petits contractants qui sont en forêt et qui ont décidé d'abandonner leurs activités, qui quittent l'industrie, qui quittent leur mode de vie, insiste-t-il. Ces gens-là, il y en a qui vont demeurer à La Tuque, il y en a qui vont quitter. C'est tout l'écosystème qui est ébranlé présentement.

Oui, je suis inquiet pour plusieurs commerces en ville qui voient leur chiffre d'affaires diminuer de façon importante. On a passé à travers la COVID, l'industrie a redémarré couci-couça, les blocages forestiers, Monsieur Trump, mettons que ça en fait beaucoup sur l’économie locale.

Des billots de bois.

Selon le maire Pacarar, il faut « une réforme globale de l'industrie forestière, parce que le régime forestier est très malade. » (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Pierre Pacarar avait exhorté le mois dernier les gouvernements à soutenir rapidement les communautés et l’industrie forestière. Il salue prudemment l’annonce de mesures du ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard.

Le désir gouvernemental d'ouvrir la porte un petit peu pour permettre une mini-réforme localement, on ne peut que le voir d'un bon œil, mentionne-t-il. On espère simplement qu’avec nos partenaires atikamekw, avec l'industrie forestière, la Ville et les autres partenaires, on puisse nous donner l'opportunité de bouger assez rapidement. C'est une chose d’annoncer une mini-réforme, c'est une autre chose de la mettre en place. Il y a beaucoup de travail à faire.

Il espère que les programmes qui seront déployés puissent soutenir les travailleurs forestiers, mais aussi la communauté.

D’après une entrevue à Toujours le matin

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