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Un accusé ruminait son comportement sur la scène du meurtre de sa mère, selon son père

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Selon le témoignage de son père, un homme accusé du meurtre de sa mère se serait demandé si l'issue aurait été différente s'il avait tenté de la ranimer et s'il avait verrouillé la porte de la résidence le matin du drame.

Ces précisions ont été apportées lors du témoignage du père, cité par la défense, qui a évoqué mercredi les inquiétudes qu'aurait manifestées son fils après les faits.

L’accusé, qui avait 16 ans au moment de la mort de sa mère en mars 2019, aurait demandé à son père de dormir sur un divan près de sa chambre pendant plusieurs mois après les événements.

Le témoin a affirmé que son fils, aujourd’hui âgé de 23 ans, se comportait bien et respectait sa mère, l'ancienne conjointe du père.

L'accusé a précédemment témoigné être allé faire des courses le matin du meurtre, affirmant ignorer s'il avait verrouillé la porte en partant. Il a également déclaré avoir trouvé sa mère gravement blessée dans son lit à son retour.

Bien qu’il ait composé le 9-1-1, il n’aurait pas pratiqué de réanimation cardio-respiratoire, malgré les directives des services d’urgence.

La Couronne suggère plutôt que l’accusé a refusé de toucher la victime pour éviter de tacher son corps de sang, après avoir prétendument tenté de ne pas s'en couvrir en la battant à mort.

La victime aurait été extrêmement inconfortable face à un collègue

Le père de l’accusé a également déclaré n’avoir jamais entendu parler d’un collègue de la victime que la défense considère comme un suspect alternatif.

Pourtant, le procureur de la Couronne, Adam Bergen, a présenté un message texte provenant du téléphone du témoin. Dans ce message, apparemment sans contexte, la victime mentionnait le nom de ce collègue et affirmait l'avoir dénoncé.

Une autre ancienne collègue de la victime a témoigné jeudi après-midi. Elle a indiqué que la victime lui avait confié être extrêmement inconfortable en présence de cet homme.

Ce dernier aurait tenu des propos sexuels et aurait évoqué le fait de l’étouffer avec deux doigts. La victime s’était déjà absentée du travail pour éviter de croiser cet homme.

Le jury a toutefois visionné des images de surveillance montrant cet homme arrivant au travail à 9 h 03 le jour du meurtre et partant en pause à 11 h 28, alors que la victime était déjà déclarée morte à l’hôpital.

L’avocat de la défense, James Lockyer, soutient que l'expérience militaire de cet homme aurait pu lui permettre de quitter son lieu de travail sans être remarqué.

Des données mystérieuses de caméra de surveillance

Le père de l’accusé a révélé avoir dépensé entre 50 000 $ et 60 000 $ pour tenter de récupérer les images d’une caméra de surveillance d’une maison voisine.

Il a témoigné avoir contacté plusieurs entreprises et personnes, dont un ami, à cette fin. Interrogé par la Couronne, le père de l’accusé a indiqué que, selon sa compréhension, les données de l’appareil avaient possiblement été altérées.

La Couronne et la défense s'entendent sur le fait que la caméra était active le jour du meurtre, mais que l'appareil a automatiquement supprimé les données de cette journée.

Des analyses ont toutefois révélé un possible horodatage, bien que la nature exacte de cette information numérique demeure incertaine.

Le procès se poursuivra jeudi.

Avec des informations d'Özten Shebahkeget

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