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Le président américain a invité les médias pour une visite des travaux du nouvel héliport à la Maison-Blanche, alors que la guerre en Iran et les questions économiques font l’actualité.
Par Timothée Barnaud avec AFP

JIM WATSON / AFP
Le président américain Donald Trump s’exprime lors de sa visite sur le chantier d’un héliport aménagé sur la pelouse sud de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 19 août 2026.
La guerre en Iran qui s’enlise, la dette publique qui dépasse pour la première fois 40 000 milliards de dollars, des élections de mi-mandat tendues qui approchent... Oubliez tout cela : Donald Trump a convié ce mercredi 19 août les journalistes à inspecter avec lui un nouveau chantier en cours à la Maison Blanche.
Le président américain n’est jamais aussi animé que lorsqu’il évoque ses multiples projets de construction et rénovation. Il l’a une nouvelle fois montré mercredi, en organisant pour la presse une visite impromptue de la vaste plate-forme d’hélicoptère en chantier à l’arrière de la Maison Blanche.
« S’il y a une chose que je sais faire, c’est construire. J’aime la construction », a déclaré Donald Trump, se montrant sourd aux critiques de l’opposition l’accusant de délaisser les affaires de l’État au profit de lubies personnelles.
Des explications très techniques
Souvent vague quand il parle de politique étrangère ou économique, Donald Trump sait se montrer très précis quand il évoque son sujet favori. Ce mercredi, cet amateur de matériaux coûteux a donné des explications très techniques sur la pose d’un revêtement en granite « très spécial », le placement des poteaux de sécurité ou encore l’élimination des nids-de-poule.
Le « constructeur-en-chef », tel que le surnomme la Maison Blanche sur les réseaux sociaux, a indiqué avoir demandé une semaine supplémentaire de travaux pour que la plate-forme soit exactement conforme à ses attentes esthétiques.
Il a également poussé pour que celle-ci soit terminée avant la venue de Xi Jinping à la Maison Blanche, fin septembre, comme le souligne le Washington Post.
Avec les accents d’un propriétaire d’hôtel qui ferait la promotion de ses salons de réception, l’ancien promoteur immobilier a invité les journalistes à imaginer de futurs événements officiels dans une Maison Blanche rénovée par ses soins.
« Si vous étiez de l’herbe, vous seriez très heureux »
« Les invités arrivent en voiture par cette magnifique nouvelle allée. Ils sortent de voiture et ils marchent jusque-là, et ils peuvent prendre un cocktail à l’extérieur, et ensuite, ils se rendent dans la salle de bal », a décrit Donald Trump. Puis le dirigeant républicain a signé le dos d’une plaque en forme de tête d’aigle qui sera insérée dans la plate-forme d’hélicoptère. Il a invité des ouvriers présents à faire de même.
Le républicain, qui martèle que les travaux sont financés par des donateurs privés et par lui-même, a aussi admiré un drapeau monumental installé à son initiative : « Je suis très bon en mâts de drapeaux. »
D’autres moments lunaires ont été rapportés par la presse américaine. Le président américain a par exemple attiré l’attention des journalistes sur les travaux de rénovation de la façade de la Maison Blanche. « Si vous regardez la pierre, voyez comme elle est parfaite », a-t-il déclaré, se disant « très fier de ce travail », rapporte CNN.
Toujours selon la chaîne américaine, Donald Trump a de nouveau interrompu la visite de l’héliport pour vanter la qualité de la terre et de l’herbe fraîchement semées. « Si vous étiez de l’herbe, vous seriez très heureux », a-t-il affirmé.
La très controversée future salle de bal
Donald Trump a également parlé à de très nombreuses reprises de sa future salle de bal, autre monumental chantier qu’il a lancé, et dont il a répété qu’elle devait avoir une « composante militaire ».
C’est l’un des arguments qu’avance l’administration Trump pour défendre ce projet, bloqué par une cour d’appel parce qu’il a été initié sans accord du Congrès, maintenant en attente d’une décision de la Cour suprême.
Et si la plus haute juridiction américaine l’obligeait elle aussi à y renoncer ? « Je ne peux pas imaginer que cela arrive », a rétorqué le président.


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