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Les acériculteurs du Nouveau-Brunswick attendent avec impatience des températures plus clémentes à leur production de sirop d’érable. Si la saison est entamée dans le sud de la province, elle tarde à prendre son élan plus au nord en raison du froid, où la majorité de la production est concentrée.
Il s’agit donc d’un début de saison tardif en général, affirme le directeur général par intérim de l’Association acéricole du Nouveau-Brunswick, Frédérick Dion.
Quelques coulées sont survenues au début du mois de mars. Toutefois, les températures plus froides des dernières semaines retardent la production. Pour que l’eau s’écoule des érables, les températures doivent être sous le point de congélation la nuit et légèrement au-dessus de celui-ci pendant le jour.

Frédérick Dion, directeur général par intérim de l'Association acéricole du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard
Mais le nord et le nord-ouest de la province connaissent plutôt un temps froid pendant le jour, ce qui laisse présager une plus courte saison sur le plan du nombre de coulées. Elle pourrait donc être exigeante pour les acériculteurs.
Le gros de la production se fait quand même au mois d’avril. On est un peu en retard, il n’y a pas de panique, mais ça regarde vers une saison qui va être peut-être plus courte et plus intense.
Difficile de prévoir l’impact
S’il précise que la saison est bien entamée dans le sud-est de la province, en raison du temps plus chaud, plus de 80 % de la production de sirop d’érable du Nouveau-Brunswick se fait dans le nord.
Les producteurs rongent leur frein actuellement. Tout le monde est impatient, tout le monde est prêt, ça fait quelques semaines, la machine est rodée et on attend seulement que Dame Nature nous donne le signal pour commencer à produire le fameux sirop si précieux que l’on fait.
Difficile de prédire si la saison sera équivalente aux deux dernières années, qui ont été excellentes. La saison 2024 avait fracassé un record, dépassant le million de gallons de sirop d’érable produits.
On va espérer
À Paquetville, le propriétaire de la Sucrerie Chiasson, Marc Chiasson, se croise les doigts. Son érablière est la plus grande de la Péninsule acadienne, avec 36 000 entailles.
Il a pu commencer à faire bouillir l’eau récoltée la semaine dernière. Mais depuis, ses érables ont arrêté de couler en raison du froid.

Marc Chiasson, propriétaire de la Sucrerie Chiasson à Paquetville.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
On prend de l’arrière, dit-il. On va espérer que ça décolle à couler.
L’enjeu, c’est que, si le printemps est tardif et que les températures montent tout d’un coup, cela n’aidera aucunement la production.

Marc Chiasson a commencé à transformer l'eau d'érable qu'il a récemment récoltée. Toutefois, il attend avec impatience des températures propices pour que sa production reprenne.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Si ça vient à geler la nuit et ça vient à 4-5-6 [degrés Celsius] le jour, c’est une température idéale, ben on pourrait faire un bon bout de sucre! On va espérer.
Tout le contraire à Scoudouc dans le Sud-Est, où le copropriétaire du Château Scoudouc, Éric Haché, estime être rendu à 25 % de sa saison, en termes de collecte et de production. Ses premières coulées au début du mois ont été excellentes, grâce à ses 1300 entailles.
La première coulée ici, ç'a été quasiment record ici. Si on peut avoir une couple de coulées comme ça, on sera bien contents dans le fond.

Éric Haché, copropriétaire du Château Scoudouc, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.
Photo : Radio-Canada
Il suit lui aussi les prévisions météorologiques de près, mais garde espoir.
On s'enligne je dirais pour une saison qui sera moyenne dans nos chiffres à nous.
Rappelons que le Nouveau-Brunswick est le troisième producteur mondial de sirop d’érable.
Avec les informations de Réal Fradette


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