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La Ville de Trois-Rivières met en service sa nouvelle fourrière municipale, plus vaste que l’actuelle, pour l’entreposage des véhicules automobiles saisis par la police.
Le jeu semble en valoir la chandelle parce que la revente des véhicules non réclamés est une activité lucrative pour la Ville qui en a retiré près de 350 000 $ en revenus depuis 2020.
La nouvelle fourrière municipale de Trois-Rivières, située sur la rue J-Réal-Desrosiers, dans le secteur est de la ville, évoque un vaste stationnement de centre commercial, notamment à cause de son éclairage par lampadaires.
La police y dirige déjà des véhicules retirés provisoirement ou définitivement de la route.
C’est, en moyenne, presque trois chaque jour.
Le dépôt fait deux fois la superficie de l’actuel situé dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. Il sera bientôt fermé, car il est devenu trop exigu.
On ne le penserait pas, mais les véhicules saisis représentent un petit commerce modérément lucratif pour la ville.
Ceux qui ne sont pas ou ne peuvent pas être réclamés par leur propriétaire sont vendus en lots. On y trouve des véhicules accidentés, rouillés, très âgés ou en mauvais état.
Selon les chiffres transmis par l’hôtel de ville, l’opération a représenté un revenu d’un peu plus de 340 000 $ depuis 2020.
Un total de 579 véhicules de toutes marques ont été récupérés par des recycleurs, à la suite d’un appel public de propositions.
De plus, l’opération représente un fardeau financier beaucoup moins important pour la ville, la rendant plus économique.
Ceci contraste fortement avec la période prépandémique, où les véhicules étaient revendus par encan.
Ça demandait de payer l’encanteur, mais c’était une grosse logistique parce que les gens devaient faire sortir le véhicule la journée même , explique Mikaël Morrissette, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières.
Avant la pandémie, des centaines de personnes se présentaient pour acheter les véhicules. Dorénavant, la ville les vend en un seul lot.

579 véhicules ont été récupérés par des recycleurs.
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
Elle fait un appel de propositions à des ferrailleurs, des vendeurs de pièces usagées et autres dans la région pour faire en sorte qu’on vend en un seul lot, une dizaine, une quinzaine ou une vingtaine de véhicules. C’est une transaction. C’est un seul transporteur. C’est beaucoup plus efficace pour la municipalité de procéder ainsi , souligne-t-il.
Le terrain qui héberge la nouvelle fourrière devait servir de prolongement pour le dépôt à neige municipal voisin.
Le ministère de l’Environnement a bloqué le projet en raison des impacts sur le quartier résidentiel qui y est adossé.
Comme les espaces appartiennent déjà à la Ville, cette option était la plus simple à réaliser. L’endroit est déjà bien clôturé et des caméras de surveillance y seront installées.


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