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La 62e compétition provinciale de sauvetage minier accueille un record de 13 équipes, jusqu’à samedi, à la Cité de l’Or de Val-d’Or.
Organisée par Sauvetage minier Québec en collaboration avec l’Association minière du Québec (AMQ), la compétition propose une série de simulations et d’examens visant à tester le savoir-faire et les compétences de ces équipes entraînées à intervenir en cas d’incident sous terre.
C’est comme un examen final à l’école, explique Martin Gagnon, directeur prévention en santé et sécurité à l’AMQ. Ces équipes s’entraînent sur une base régulière, mais elles ne vivent heureusement pas des situations du genre à tous les jours. Ça permet de les évaluer dans un contexte plus stressant, avec des défis chronométrés et des juges.

Martin Gagnon, directeur prévention en santé et sécurité, et Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l’Association minière du Québec.
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
De retour à Val-d’Or, après une absence d’un an, l’équipe de la mine Niobec, au Saguenay, espérait bien faire, à quelques minutes d’amorcer sa compétition, vendredi.
C’est important d’être là, parce que ça nous aide à augmenter notre niveau de compétences, se tester sur le terrain et revoir les étapes qu’on pratique pendant l’année, explique Yan Lefebvre, membre de l’équipe de la mine Niobec. Si ça arrive dans notre mine, il faut être capable de faire face à la situation.
Coordonnatrice des mesures d’urgence à la mine Odyssey de Malartic, Annie Guay est bien placée pour comprendre l'importance de ces équipes dédiées, formée de travailleurs prêts à agir pour leurs collègues.

Annie Guay est coordonnatrice des mesures d’urgence à la mine Odyssey de Malartic.
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
Personne ne vient dans les mines pour ça, mais pour ceux qui participent au sauvetage minier, ça crée un sentiment d’appartenance encore plus fort au sein de l'entreprise, avance-t-elle. Ça prend des gens empathiques, qui veulent aider et ne pas rester dans les estrades quand une situation arrive. Ça prend aussi beaucoup de sang-froid, du calme et de la discipline, en plus d’un bel esprit d’équipe.
Sauvetage minier Québec, une branche de la CNESST, prodigue six formations par année pour ces équipes, au sein de chacune des opérations minières.
En plus de permettre aux sauveteurs de se tester et de progresser, la compétition nous sert à aligner les formations pour l’année qui suit, souligne le coordonnateur, Philippe de la Sablonnière. Ça nous permet d’identifier les points de faiblesse et de donner les bons efforts aux bons endroits.

Philippe de la Sablonnière, coordonnateur pour Sauvetage minier Québec.
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
La 62e Compétition de sauvetage minier s’inscrit en 2026 dans le cadre du 90e anniversaire de l’AMQ, une association dont le mandat initial visait notamment à prévenir les accidents dans les mines.
Le taux d'occurrence des accidents était beaucoup plus élevé à l’époque, précise Emmanuelle Toussaint, pdg de l’AMQ. Dès 1936, on a démontré une intention de diminuer ce taux et c’est une philosophie qui s’est poursuivie au cours des années. J'ai visité une quinzaine de mines depuis un an et demi et c’est frappant comment la santé et la sécurité sont au cœur de toutes leurs activités. C’est une fierté et ce n’est jamais pris à la légère.


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