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L’UPA-Estrie met son grain de sel dans le projet éolien de Coaticook

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Le projet éolien dans la MRC de Coaticook continue de faire jaser. Cette fois, c’est l’UPA-Estrie qui s’inquiète de voir 8 des 16 éoliennes prévues par Innergex si près des installations agricoles.

Pour le président de l’UPA-Estrie, Michel Brien, la distance entre les éoliennes et les différentes fermes du territoire n’est pas assez grande. La réglementation de la MRC exige une distance minimale de 750 m à l’heure actuelle.

On est inquiets parce que, une éolienne près d’un bâtiment, ça peut apporter certains problèmes. Que ce soit au niveau contamination de l’eau, au niveau des tensions parasites, croit M. Brien.

Il rappelle également que la présence de ces éoliennes peut freiner les expansions des voisins et, du même coup, avoir des répercussions sur les capacités de production dans un secteur économique clé dans la MRC de Coaticook.

Veut, veut pas. C’est une perte de territoire agricole. Si tu ne peux pas agrandir ou rebâtir un bâtiment d’élevage. Ça limite justement le développement de l’agriculture.

M. Brien assure que l’UPA-Estrie n’est pas contre l’énergie renouvelable, mais il note également que le développement éolien dans le sud du Québec va être très difficile au niveau de l’acceptabilité sociale.

Que ce soit pour les producteurs agricoles ou pour les gens qui vont vivre autour des éoliennes, il y a une problématique. Il y a moins d’espace pour justement faire des parcs éoliens.

Michel Brien avec une casquette et des lunettes.

Le président de l'UPA-Estrie, Michel Brien. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Une rencontre est prévue entre l’UPA-Estrie et la MRC de Coaticook est prévue à la mi-novembre.

Il est toutefois minuit moins une puisque la réglementation encadrant l’implantation des éoliennes a déjà été adoptée dans la MRC et est en attente d’une approbation du ministère des Affaires municipales avant le 10 décembre 2026.

À la recherche d’un équilibre

Invité à commenter, le maire de Compton, Jean-Pierre Charuest, reconnaît que ce mandat est difficile à balancer pour les élus de la MRC de Coaticook.

Ceux-ci doivent trouver un juste milieu entre les exigences gouvernementales en matière de développement énergétique, les demandes des producteurs agricoles et les réactions citoyennes.

La MRC a d’ailleurs voté une résolution pour demander au gouvernement et à Hydro-Québec la tenue d’états généraux sur le déploiement des projets éoliens et solaires de la province.

On n’est pas la seule MRC actuellement qui fait face à des préoccupations citoyennes et on est tous dans le même bateau, insiste-t-il.

On se fait interpeller sur les besoins énergétiques du Québec, la stratégie énergétique du Québec, les enjeux de déploiement interrégionaux, ce sont tous des enjeux légitimes pour lesquels les MRC ne sont pas équipées. Ce n’est pas notre mandat.

Le maire devant la mairie sans sourire.

Le maire de Compton, Jean-Pierre Charuest. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine

Du côté d’Innergex, la porte-parole Camélia Douak assure qu’une entente a déjà été signée pour compenser l’UPA-Estrie avec un montant de 625 000 $ pour les éoliennes en zone agricole.

On va travailler avec eux pour s’assurer qu’il y ait le moins d’impacts sur leurs activités, indique Mme Douak.

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