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Une quarantaine de personnes ont participé au quatrième atelier d’échange citoyen de la Société des traversiers du Québec (STQ) portant sur la construction des nouvelles infrastructures du service de traversier au port de Gros-Cacouna, mercredi. Les effets du projet sur l’environnement ainsi que la hausse de l’achalandage dans la localité se sont retrouvés au cœur des discussions à Cacouna.
Si les deux rencontres tenues la veille à Rivière-du-Loup ont été houleuses, à Cacouna, l’ambiance était plus calme. Les citoyens concernés ont partagé leurs préoccupations en groupes de huit, autour de tables rondes, sans débordements.

Quelques dizaines de personnes ont participé aux consultations de la Société des traversiers du Québec au centre des loisirs de Cacouna.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
Parmi les inquiétudes qui ont été soulevées mercredi soir à Cacouna : les conséquences du projet sur la faune dans le secteur du port, l’afflux de circulation dans le village, les impacts socioéconomiques régionaux et l’acceptabilité sociale du projet.
Le marais, le site ornithologique et le patrimoine bâti du village sont tous des éléments [que les participants à la consultation] nous ont partagés. Ils ne veulent pas se dénaturer parce qu’il y a un achalandage supplémentaire que la traverse pourrait amener, résume le responsable des communications de la Société des traversiers du Québec (STQ), Bruno Verreault.

Bruno Verreault, conseiller en communications à la Société des traversiers du Québec.
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
Quelques personnes participantes ont déploré n’avoir obtenu que des réponses partielles à leurs questions pour le moment. D’autres ont rappelé que le projet pourrait avoir des effets positifs pour toute la région. La saison de la traverse pourrait notamment être prolongée avec le déménagement du service à Cacouna.
Si la traverse est plus à l’année, je pense que le secteur de Rivière-du-Loup va en profiter aussi au niveau de l’économie. De plus en plus, nous sommes une destination touristique, souligne Raymond Cadrin.

Le projet de construction des nouvelles infrastructures du site de la traverse a été présenté lors des consultations de la Société des traversiers du Québec et de la Société québécoise des infrastructures à Cacouna.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
De son côté, Fabien Nadeau a souhaité participer aux consultations de la STQ et de la Société québécoise des infrastructures parce qu’il s’inquiète de la polarisation de ce dossier et de la division entre Cacouna et Rivière-du-Loup. C’est dommage, quelque part, on travaille pour la même cause. Ça devrait être lié l’un et l’autre.
Un projet en développement
Au total, un peu plus de 130 personnes ont pris part au processus de consultation amorcé par la Société des traversiers du Québec à Saint-Siméon, Rivière-du-Loup et Cacouna. Les commentaires recueillis seront considérés dans le cadre de l’étude d’impact environnemental. Elle comptera une quarantaine d’études distinctes pour mesurer ses répercussions écologiques et socio-économiques de ce projet.

C'est dans le secteur est du port de mer de Gros-Cacouna que sera construit le nouveau quai pour le service de traversier.
Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron
D’autres consultations se dérouleront l’automne prochain, lors desquelles les plans et devis préliminaires seront dévoilés à la population. La présentation des faits saillants de l’étude d’impact est prévue pour l’été 2027.
Le gouvernement du Québec a annoncé en décembre 2024 le déménagement du terminal de traversier du quai de Rivière-du-Loup vers le port de Gros-Cacouna pour assurer la pérennité du lien fluvial entre le Bas-Saint-Laurent et Charlevoix. C’est le NM Saaremaa qui prendra le relais du NM Trans-St-Laurent pour effectuer les traversées. Ce dernier aura alors atteint sa fin de vie utile, selon la STQ.
Le début du service de traversier au port de Gros-Cacouna est prévu pour 2031. La durée des travaux pour aménager les nouvelles infrastructures est estimée à 24 mois.


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