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La Première Nation Wei Wai Kum, les Neuf tribus alliées et la bande de Lax Kw'alaams, en Colombie-Britannique, demandent la suspension, pendant 180 jours, des traités modernes K’ómoks et Kitselas, qui sont présentement débattus à l’Assemblée législative, à Victoria. Ces nations pensent aller devant les tribunaux avant la fin de la session pour déposer une revendication territoriale.
Elles demandent aussi le soutien des députés conservateurs et du Parti vert pour rejeter les traités.
Selon ces nations, les projets de loi 20 et 21 déposés par le gouvernement de David Eby ne respectent pas leurs droits aux terres ancestrales, ainsi qu'à la pêche et à la chasse.
Elles affirment que la version actuelle du traité K'ómoks revendique près de 80 % du territoire de la Première Nation Wei Wai Kum, situé sur l’île de Vancouver, alors que le traité Kitselas toucherait plus de 90 % du territoire des Neufs tribus alliées et de la bande de Lax Kw'alaams, qui est situé près de Prince Rupert.
Stan Dennis Jr., un représentant des Neuf tribus alliées, dit qu’il est toujours en faveur des traités modernes pour permettre aux communautés autochtones de se gouverner, mais que la province n’est pas à la table des négociations.
Il faut de réelles consultations avec toutes les communautés touchées et ce n’est pas le cas ici. On ne nous a consultés qu’une seule fois. Le premier ministre appelle ça de la réconciliation?
Le chef des Wei Wai Kum, Christopher Roberts, indique, de son côté, que la Première Nation K’ómoks est prête à développer une entente protocolaire avec sa nation.
Il souligne également qu’il est important que la reconnaissance des terres ancestrales des Wei Wai Kum se retrouve dans le traité K’ómoks.
C’est comme si vous aviez une entente avec votre voisin pour accéder au quai. Puis, tout d’un coup, il met une clôture et promet que vous allez y avoir accès. Et, finalement, la clôture est fermée.
Selon Chrisopher Roberts, ces traités apportent aussi de l’incertitude économique à long terme pour les communautés qui sont touchées par les deux traités.
Il estime, par exemple, que le traité K’ómoks mettrait en péril des projets majeurs, dont le futur parc éolien Yə̓yus Energy, qui est évalué à environ 600 millions de dollars et qui doit être construit au nord-ouest de Campbell River.
Notre peuple s'impatiente, nous sommes inquiets pour l'avenir et pour ce que ce [traité] signifie, ajoute Christopher Roberts.
Les discussions se poursuivent, dit le ministre
Le ministre des Relations avec les Autochtones, Spencer Chandra Herbert, affirme que les revendications entourant le processus lié aux traités modernes n'ont rien d'inhabituel.
Tout en confirmant que les Premières Nations Kitselas et K'ómoks sont en discussion avec les communautés autochtones touchées par leurs traités, il a affirmé que les nations ont amplement le temps de négocier, puisque les projets de loi doivent se rendre jusqu’au sénat.
Spencer Chandra Herbert n’a toutefois pas voulu dire si les projets de loi 20 et 21 allaient être adoptés cette session.
Nous allons voir. Je ne veux pas prédire [le résultat du vote]. Pour moi, la meilleure façon de faire mon travail, c’est d’être sur le terrain et de favoriser le dialogue, de nation à nation, afin de trouver la meilleure façon d’aller de l’avant.
C'est justement là le point qui irrite la Première Nation Wei Wai Kum, les Neuf tribus alliées et la bande de Lax Kw'alaams. La province n’a pas procédé à de véritables consultations, selon les chefs héréditaires.


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