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Aurélien Ducasse, agriculteur à Audon dans les Landes, a vu une bonne partie de son maïs brûler après les fortes températures des dernières semaines. Du jamais vu selon lui.
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Par Sébastien Comet Publié le 14 juil. 2026 à 6h04
C’est la désolation qui règne pour Aurélien Ducasse, jeune agriculteur de 21 ans installé depuis trois ans à Audon, dans les Landes. Avec les vagues successives de chaleur qui se sont abattues sur le département depuis plusieurs semaines, son maïs peine à se développer, explique-t-il à Actu Landes, ce lundi 13 juillet 2026. « Est-ce que l’on va pouvoir récolter quelque chose cette année ? », s’inquiète-t-il, alors que plus de 30 hectares sont touchés sur les 80 qu’il consacre au maïs et au soja.
« Ça crame tout »
Les fortes chaleurs, survenues en pleine période de fécondation, ont quasiment condamné ses cultures. « Le maïs peut tenir quelques jours à plus de 35 °C, mais quand cela se prolonge, comme nous l’avons connu ces dernières semaines, ça crame tout », explique-t-il.
Résultat, l’avenir est incertain et la fin de saison s’annonce particulièrement compliquée. Ses grands-parents, comme son père, également agriculteurs, avouent n’avoir jamais vu de tels dégâts. « Une fleur cramée comme ça, jamais vu », témoigne le jeune agriculteur. Malgré un maïs irrigué et en apparence en bon état, celui-ci n’a pas pollinisé, ce qui va entrainer forcément une perte conséquente au moment du ramassage.
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Aurélien Ducasse espère que l’État sera au rendez-vous. « Il va falloir qu’il se réveille, car sinon je pense que beaucoup d’entre nous vont déposer le bilan. Même pour moi, en tant que jeune agriculteur, je n’ai pas beaucoup de trésorerie. Il va falloir peut-être penser à d’autres cultures, mais aujourd’hui, on est complètement dans l’incertitude. »
« Du jamais vu »
Le préfet des Landes, Gilles Clavreul, est venu à la rencontre du jeune agriculteur, ce lundi matin, à la demande de la Coordination Rurale, afin de constater l’étendue des dégâts. La question des quotas d’eau a également été au centre des discussions. La situation est actuellement la même dans l’ensemble du département. « Du jamais vu », cède Joël Descat, le responsable de la CR dans les Landes.
La question qui se pose aujourd’hui pour le responsable syndical est la suivante : comment accompagner les agriculteurs dans cette période ? « Il va falloir passer ce cap, concède-t-il. Les mecs vont avoir les banques derrière eux, ça va poser un sérieux souci économique, et c’est l’ensemble du monde agricole qui est touché. »
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