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Par Gilles Festor, envoyé spécial à Nevers.
Le 15 juillet 2026 à 19h15
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Jamais le peloton n’a roulé aussi vite que ce mercredi, entre Vichy et Nevers, à 50,91 km/h de moyenne. Plusieurs éléments expliquent ce record malgré la chaleur accablante des derniers jours.
Passer la publicité Passer la publicité50,91 km/h. En 123 ans d’existence, jamais le peloton du Tour de France n’avait roulé aussi vite lors d’une étape. Ce mercredi entre Vichy et Nevers, le Norvégien Soren Waerenskjold (Uno-X) a cueilli sa première victoire dans le Tour de France à une vitesse ahurissante. La précédente meilleure marque pour une étape en ligne (hors contre-la-montre) remontait à 1999 (50,36 km/h) entre Laval et Blois. Le sprinteur Mario Cippolini s’était imposé.
L’étape de la veille entre Aurillac et le Lioran disputée sous un soleil de plomb fut pourtant épuisante pour une grande partie du peloton avec des écarts énormes observés à l’arrivée. Ce record intervient aussi dans un contexte particulier puisque les coureurs ont souffert d’une chaleur caniculaire depuis le départ de Barcelone.
Lorsqu’on s’est arrêté pour faire pipi au retour, c’était dingue !
Tadej Pogacar«J’ai senti que c’était une étape très rapide alors qu’elle n’était pas censée être très dure mais lorsqu’on s’est arrêté pour faire pipi au retour, c’était dingue ! Et là, on s’est dit : "Tiens, aujourd’hui, on va être rapides à l’arrivée."», a souri Tadej Pogacar, le maillot jaune. «Le corps a des capacités d’adaptation incroyables et nous n’en sommes pas tous conscients», a ajouté Baptiste Veistroffer sur le plateau de France Télévisions. «D’autant plus pour nous, en tant que sportifs. On cherche tous les jours à l’entraînement des adaptations musculaires. Et le corps s’adapte aussi très bien à la chaleur. Après plusieurs jours sur le vélo, on ressent moins cette chaleur et les performances sont moins affectées. IL y a aussi les vélos mais aussi les motos qui restent un peu plus proches du peloton, cela augmente la vitesse, énormément.»
Un profil d’étape favorable à une vitesse record
Le profil de cette étape de transition a incontestablement favorisé ce nouveau record : un tracé assez court (161,3 km) disputé sur de larges départementales, parfois de très longues lignes droites, sur un terrain légèrement vallonné avec seulement deux petites difficultés au menu (deux côtes de 4e catégorie (dénivelé de 1400 m). Enfin, le peloton a bénéficié d’un vent arrière durant la plus grande partie de la journée.
Le déroulé de l’étape a incontestablement contribué à faire entrer cette journée dans les livres d’histoire de la Grande Boucle. Les quatre échappés à l’avant ont obligé les équipes de sprinteurs à s’organiser et maintenir un rythme élevé en tête de peloton. Malgré d’énormes efforts, le quatuor de tête n’a jamais possédé plus d’une minute trente d’avance. Le seul moment où les coureurs ont pu véritablement souffler au cours de cette journée fut bref : entre 5km et 2km de l’arrivée, lorsque les formations reprenaient leur souffle après avoir avalé les échappées pour préparer le sprint final.
Les cinq étapes les plus rapides de l’histoire du Tour de France
Vichy-Nevers (2026, 11e étape) : 50, 91 km/h
Laval-Blois (1999, 4e étape) : 50,36 km/h
Chinon-Châteauroux (2025, 9e étape) : 50,013 km/h
Bordeaux - Saint-Maixent-l’École (2003, 18e étape) : 49,94 km/h
Évreux-Amiens (1993, 6e étape) : 49,42 km/h


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