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Ce samedi, le RCT s’est imposé face au champion d’Europe (27-22), qui n’est pas encore assuré de finir dans le top 6.
Passer la publicité Passer la publicitéCoup d’arrêt pour l’Union Bordeaux-Bègles. Une semaine après son sacre européen face au Leinster, la troupe de Yannick Bru a chuté, ce dimanche, sur la pelouse du RCT (27-22), au terme d’un match très engagé. Un revers ponctué d’un point de bonus défensif qui permet aux Unionistes de remonter à la 5e place du championnat, mais qui ne les assure pas encore de prendre part à la phase finale (Clermont, le Racing 92 et le Stade Rochelais sont toujours en course). De son côté, le RCT n’avait plus rien à jouer et termine sur une bonne note, devant ses supporters.
Albornoz guide Toulon
Sous un soleil de plomb à Mayol, l’UBB prenait d’abord les choses en main, et ce, malgré une équipe largement remaniée (sans Jalibert, Penaud ou Bielle-Biarrey). Les avants bordelais enchaînaient ainsi les longues séquences dans le camp adverse mais se faisaient punir par un essai opportuniste de Tomás Albornoz. Profitant d’une passe mal assurée par Martin Page-Relo, l’ouvreur argentin surgissait et traversait tout le terrain pour planter sous les poteaux (15e, 7-0). Sur l’action suivante, Pablo Uberti laissait ses partenaires à 14 contre 15 pour un en-avant volontaire (18e). Une infériorité numérique qui ne refroidissait pas la troupe de Yannick Bru. Sur une nouvelle séquence d’envergure, Sipili Falatea aplatissait sous les perches pour remettre les deux équipes à égalité (7-7, 24e).
Mais dans un match haché, le dynamiteur Albornoz trouvait encore la clé. Jean-Baptiste Gros franchissait sur les 40 mètres, fort d’une énorme percussion. Le jeu rebondissait et Albornoz adressait un petit jeu au pied rasant pour lui-même avant de terminer dans l’en-but (34e, 14-7). Revigoré et plein d’envie (malgré une fin de saison sans réel enjeu), le RCT inscrivait même un nouvel essai par Setariki Tuicuvu, juste avant la pause, pour reléguer son adversaire à 14 points au moment de retourner au vestiaire (21-7).
Le banc bordelais fait la différence
Insatisfait, Yannick Bru usait de son banc XXL (et exclusivement composé de champions d’Europe) dès la reprise. La première ligne était intégralement changée (en plus de l’entrée de Lucu, sur le terrain depuis la première période). Et Ben Tameifuna ne tardait pas à se signaler pour inscrire un essai tout en puissance (44e, 21-14). Quelques minutes plus tard, Hugo Reus ramenait les siens à quatre petits points sur pénalité (49e, 21-17), pour récompenser un grattage du pilier tongien, décidément en feu, après une semaine chargée en festivités.
S’en suivaient dix minutes de domination stérile du RCT, qui venait par trois fois dans les 22 mètres adverses… pour aucun point marqué. Et qui se faisait finalement punir par un essai de Romain Buros, bien servi par Reus dans les 22 mètres (66e, 21-22). Les Varois s’en remettaient finalement à deux énormes pénalités de Melvyn Jaminet pour sceller le sort de cette rencontre et offrir un dernier cadeau à leurs supporters venus nombreux, ce dimanche, à Mayol (27-22 score final).


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