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Les Parisiens affrontent l’ASM, ce dimanche soir en clôture de la 20e journée de championnat, en espérant faire un grand pas vers la qualification pour la phase finale. Pour cela, le staff prône un jeu plus offensif.
Passer la publicité Passer la publicitéPour vivre ambitieux, vivons cachés. Tel pourrait être la devise des Soldats Roses cette saison. Peu ou prou la même qui, en 2024, les avait envoyés en demi-finale du Top 14. Et une place pour la finale ratée d’un rien face à l’UBB (22-20). Un semi-échec qui a marqué durablement les Parisiens. «Personnellement, cela a été difficile», confirme le talonneur Lucas Peyresblanques, qui vient de prolonger son contrat avec le Stade Français pour trois années supplémentaires. «Nous avons tous envie d’y retourner. Nous savons où nous voulons aller et nous sommes déterminés. Mais le championnat reste instable, donc il ne faut jamais se relâcher...»
Côté méthode et style, l’exercice en cours ressemble également à s’y méprendre à celui d’il y a deux ans. Avancer sans faire de bruit en s’appuyant sur un triptyque éprouvé conquête-défense-solidarité. Ce qui nécessite un état d’esprit en acier trempé, entre sacrifice et résistance. Car le manager anglais du club parisien a fait son choix. Il s’agit de défendre dur et de placer des contres assassins. Les Soldats Roses ne tiennent pas beaucoup le ballon. Ce sont même ceux qui le portent le moins des quatorze clubs engagés (moins de 45% de possession) et qui font le moins de passes.
Léo Barré, arrière retrouvé
Il faut être solide pour ne pas craquer avec si peu de munitions. Solide en défense (la 3e du championnat, derrière Montpellier et Toulouse) avec quatre joueurs (Gabrillagues, Briatte, Azagoh et Hirigoyen) dans le top 12 des meilleurs plaqueurs de la saison. Et une conquête dévastatrice. Puissants en mêlée, les avants aux éclairs ont glané 53 pénalités dans ce secteur. Coordonnés en touche, ils ont déjà volé 37 ballons à l’alignement adverse. Aucune équipe ne fait mieux dans ces deux domaines... À Toulon, cette combinaison a fait des ravages : «J’ai le souvenir de trois mêlées où la première et la deuxième ligne ont poussé comme des animaux», avait raconté le numéro 8 argentin, Martin Scelzo, après une victoire à Mayol attendue depuis douze ans.
Une arme de destruction massive devant. Et de la vitesse, de l’inspiration du réalisme derrière pour faire mouche sur les rares occasions. Paris rentabilise chacun de ses passages en zone de marque, ou presque. Au pied avec un Louis Carbonel troisième meilleur réalisateur du championnat. Ou à la main. Car le SFP affiche, malgré sa faible possession, la 5e attaque en nombre d’essais inscrits. Avec Léo Barré, arrière retrouvé après un long passage à vide, en verve (8 essais). Avec le supersonique Peniasi Dukawaqa en détonateur. Et des centres interchangeables - Nene, Vili, Ward… - en très solides béliers pour resserrer les défenses adverses.
Avec l’arrivée des beaux jours, nous devons tendre vers ce rugby de mouvement…
Paul GustardEfficace. Mais pas très audacieux. Paul Gustard promet une amélioration, entrevue lors de la nette victoire contre Perpignan (42-21), fin février. «Ce match doit refléter notre style de jeu dès lors que nous avons la possession du ballon. Nous disposons des hommes pour le pratiquer. Notre jeu peut devenir très direct au centre du terrain et nous ouvrir des espaces sur les extérieurs. Avec l’arrivée des beaux jours, nous devons tendre vers ce rugby de mouvement...» Les hommes de la charnière - l’expérimenté Tawera Kerr-Barlow ou l’impatient Thibaut Motassi, associés à tour de rôle à l’ouvreur Louis Carbonel -, ont, en tout cas, le talent pour.
Un changement de braquet que Perry Freshwater, le sorcier en charge de la mêlée, confirme. «Ça fait deux semaines que nous travaillons différemment. On lance des choses nouvelles pour nourrir les joueurs.» En résumé, plus d’intensité aux entraînements pour accélérer le rythme en match. Si cela porte ses fruits, il va être de plus en plus difficile pour le Stade Français de continuer à avancer caché.


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